Missionnaires d'Afrique
Lanimation missionnaire et vocationnelle en Asie
Bernard Monteron, M.Afr
À l'occasion de l'Assemblée pré-capitulaire à Bangalore (Inde), nos communautés des Philippines et de lInde ont partagé et discuté sur les différentes facettes de leur présence dans ces deux pays. Nous sommes des communautés dont la préoccupation majeure reste la formation des candidats et lanimation vocationnelle. Cétait, pour nous, un temps de partage et d'enrichissement mutuel à partir des expériences des uns et des autres. Notre sens de l'isolement du reste de la Société nous encourage à partager et à nous intéresser davantage au travail des autres. Étant donné que les deux insertions ont les mêmes priorités, il est facile de repérer les similitudes et les différences dans notre travail danimation vocationnelle missionnaire. En voici quelques-unes.
En Inde, une période plus longue de discernement est accordée aux aspirants qui se préparent pour la première étape. Après un premier contact avec les étudiants et leurs familles, nous les invitons à prendre part au programme d'une année de propédeutique, au cours de laquelle des sessions sont animées par les équipes danimation vocationnelle et de formation. Le principal objectif de cette année est dapprofondir la connaissance de langlais, en même temps que suivre des sessions sur la Bible, la prière, Lavigerie, lAfrique, la liturgie et la méthodologie.
Aux Philippines, par contre, le délai accordé aux aspirants avant la première étape est beaucoup plus court. Pour connaître et rencontrer les aspirants, nous passons par les différents clubs de vocation répandus à travers les innombrables îles. Les animateurs vocationnels rassemblent les jeunes au moins une fois par mois et leur donnent des informations sur l'Afrique et sur la Société. Nous offrons également des sessions de recherche vocationnelle à divers moments de l'année, où les membres de ces clubs sont invités à passer avec nous quelques jours de discernement et d'accompagnement vocationnel. Chaque année, à la fin de l'année académique, une retraite de discernement dune semaine est organisée à lintention de ceux qui désirent continuer à cheminer avec nous l'année académique suivante. Les aspirants sont aussi invités à venir vivre avec la communauté pendant une semaine ou deux, avant la retraite de discernement.
Les animateurs vocationnels de l'Inde travaillent en collaboration avec les Missionnaires de St Thomas. Depuis 2001, un prêtre de cette congrégation nous épaule au niveau de lanimation vocationnelle et de la formation : quelque chose de plus par rapport à ce qui se fait aux Philippines.
Aux Philippines, lanimation vocationnelle demande de beaucoup voyager pour visiter les différents diocèses et institutions qui, souvent, ont leurs propres programmes vocationnels. Chaque diocèse a sa période spécifique consacrée à lanimation vocationnelle. Durant ces jours, tous les animateurs vocationnels du pays sont invités à visiter les paroisses et les écoles. Des colloques, des interventions dans les salles de classe, des week-ends vocationnels et bien dautres activités sont organisées. Dans certains diocèses, ces activités durent une semaine tandis que dans d'autres, elles peuvent sétaler sur un mois.
En Inde aussi, nous voyageons beaucoup pour visiter écoles et paroisses dans les différentes régions du pays. Cela exige une planification rigoureuse, car les billets de train doivent être réservés des semaines à l'avance, étant donné que chaque État indien possède son propre calendrier académique annuel. Un autre moyen d'atteindre les jeunes est de placer des annonces publicitaires dans les différents magazines chrétiens, écrites dans les principales langues nationales (Hindi, Tamil, Malayalam, Oriya, Khasi, Konkani, Telugu et anglais). Nous avons aussi un site Web. Toutefois, le gros de la correspondance se fait essentiellement par lettre plutôt que par e-mails ou SMS, comme cest le cas aux Philippines.
Aux Philippines, vous trouverez également des associations danimateurs vocationnels dans chaque diocèse, sous l'égide de la Commission des vocations de la Conférence épiscopale. Le but de ces associations est d'encourager la coopération et de diminuer linclination à la concurrence entre les animateurs.
Nos confrères de lInde coopèrent avec les autres animateurs, mais dans une moindre mesure. Cependant, lors de leurs visites, ils logent habituellement à lévêché ou dans les paroisses. Ils sont aussi très bien accueillis par les Jésuites, les Salésiens, les MSFS et les congrégations PIME.
La variété et les différentes façons dencourager les vocations en Asie sont une preuve quau fil de toutes ces années, les confrères ont fait de leur mieux pour sadapter aux méthodes et moyens danimati«on missionnaire de chacun des diocèses et pays où ils travaillent. Par leur travail, ils rapprochent lAfrique des peuples d'Asie et favorisent léveil de vocations missionnaires dans cette partie du monde. Une fois de plus, ils se font lécho des paroles du Cardinal Lavigerie : Soyez apôtres, rien que des apôtres.
Bernard Monteron, M.Afr
Tiré du Petit Echo N° 1008 2010/2Voir les photos de notre Maison de Formation en Inde, aux Philippines
Missionaries of Africa
Missionary and Vocation Promotion in Asia
Bernard Monteron, M.AfrOn the occasion of the Pre-Capitular Assembly in Bangalore - India, the communities of the Philippines and India shared and discussed the different facets of their presence in these two countries. We are communities whose primary concern is the formation of candidates and the promotion of vocations. For us, it was a time of sharing and learning from each others experience. Our sense of isolation from the rest of the Society encourages us to share and be interested more in each others work. Since both insertions have the same priorities, it was easy for us to relate and spot the similarities and differences in our work, especially in Vocation Promotion. The following are some of them.
In India, a longer period of discernment is given to the aspirants in their preparation for the First Phase. After initial contact with students and their families, they are asked to join the one-year programme of Aspirancy, during which sessions are given by both the Vocation Promotion and the Formation teams. Then the primary focus is on learning English, along with sessions on Bible, Prayer, Lavigerie, Africa, Liturgy and Methodology.
In the Philippines, there is a much shorter time given to aspirants before joining the First Phase of Formation. The way of knowing and meeting these aspirants is through the different vocation clubs situated on different Islands. The Vocation Promoters gather these members together at least once a month and give them some information on Africa and the Society. There are also vocation search-ins conducted at various times of the year, wherein members of these vocation clubs are invited for a few days of vocation discernment and accompaniment. At the end of the academic year in March, a one-week Discernment Retreat is conducted for those who are thinking of joining the following academic year. The aspirants are also invited to come and stay with the community for a week or two, prior to the Discernment Retreat.
The Vocation Promoters of India work in collaboration with the Missionaries of St. Thomas. Since 2001, a priest of this Congregation has been helping us in Vocation Promotion and Formation, something in addition to what is done in the Philippines.
Vocation Promotion in the Philippines involves a lot of travelling and visitation to different dioceses and institutions that often have their own Vocation Programmes. Each diocese in the country has its own specific time for doing Vocation Promotion work. During these days, Vocation Promoters from all over the country are invited to visit parishes and schools. Symposia, room-to-room campaigns in schools, Vocation Jamborees and other related activities are organised. Some dioceses hold these activities for a week, while others can run them for a month.
In India, much travelling is also done in order to visit schools and parishes in the different corners of the country. This demands a tight planning, because train tickets have to be booked weeks in advance, while each Indian State has its own yearly academic timetable. Another way of reaching youth is through advertisements in different Christian magazines in the main national languages (Hindi, Tamil, Malayalam, Oriya, Khasi, Konkani, Telugu and English). There is also a website. However, most of the correspondence is mainly by letter rather than by emails or SMS, as it is done in the Philippines.
There are also the organised Associations of Vocation Promoters in each diocese in the Philippines, under the umbrella of the Bishops Conferences Episcopal Commission on Vocations. The purpose of these Associations is to increase cooperation and lessen competition among Promoters.
Our Indian confreres also cooperate with other Promoters, but to a lesser extent. However, during vocation tours, the bishops house and parishes are the usual places of residence. The Jesuits, Salesians, MSFS and PIME Congregations are also very supportive towards them.
The variety and different ways of promoting vocations in Asia is the evidence that confreres through all these years have tried their best to blend into the ways and means of promoting vocations in their respective dioceses and countries. In their work, they bring Africa closer to the peoples of Asia and promote missionary vocations and awareness in this part of the world. They echo once more the words of Cardinal Lavigerie:
Be apostles and nothing but apostles
Bernard Monteron, M.Afr
From Petit Echo n° 1008 2010/2
See the pictures of our House of Formation in India, in Philippines