Nouvelles du 10 Mars 2005 La prolifération des armes légères
Texte Pris sur le site AGENCE FIDES
AFRIQUE / AFRIQUE DU SUD - Les femmes, victimes directes et indirectes de 650 millions d'armes légères en circulation dans le monde Le Cap (Agence Fides) - Les femmes sont les principales victimes de la prolifération des armes à feu en Afrique du Sud. C'est ce que déclare un rapport rédigé par des organisations internationales pour la défense des droits civils, dont Amnesty International OXFAM, et RIAL (Réseau d'action International sur les armes Légères). Il a été présenté le 8 mars à l'occasion de la Journée de la femme, à Johannesburg en Afrique du Sud.
Pour comprendre la gravité du problème, il suffit de penser que, chaque 18 heures, une femme est tuée par son mari ; et, en France comme en Afrique du Sud, une femme sur trois, tuée par son mari, est tuée à coup d'armes à feu. D'après le rapport, les femmes subissent les répercussions directes et indirectes des 650 millions d'armes légères en circulation dans le monde entier.
Le rapport montre que, dans des pays comme le Canada et l'Australie, qui ont introduit une législation très restrictive sur la possession d'armes à feu, on a noté une baisse importante des homicides.
Parmi les propositions formulées par le rapport, se trouve celle de l'interdire le port d'armes pour les personnes qui ont des précédents pénaux dans leur foyer, l'insertion dans le code pénal des actes de violence contre les femmes, avec des peines réelles pour les coupables, et le dédommagement des victimes. On doit aussi adopter un traité international pour l'interdiction des exportations d'armements dans les cas de risque évident de l'utilisation d'armes à feu pour commettre des violences contre les femmes, ou d'autres actes de violation des droits de l'homme.
Les Missionnaires Comboniennes elles aussi ont lancé sur leur site Internet « Femmis » une campagne de sensibilisation sur la violence contre les femmes dans le monde, violence qui doit être reconnue comme un « crime contre l'humanité ».
Les Missionnaires rappellent de manière particulière la situation de la femme en Afrique, victime principale des violences menées par des groupes de guérilla dans des pays comme la République Démocratique du Congo, l'Ouganda, le Soudan. (L.M.)
(Agence Fides, 9 mars 2005, 33 lignes, 371 mots)AFRIQUE
Arrêter les armes illégales en Afrique orientale : le travail de l'Eglise Catholique 5 ans après la Déclaration de NairobiNairobi (Agence Fides) - « La prolifération des armes légères est un grave problème que l'Eglise ne peut ignorer », lit-on dans une lettre envoyée aux Evêques et aux curés d'Afrique Orientale, par le Bureau Justice et Paix de l'AMECEA (Association des Membres des Conférences Episcopales de l'Afrique Orientale) à l'occasion du 5° anniversaire de la Déclaration de Nairobi.
Le 15 mars 2000, 10 pays de la Région des Lacs et de la Corne d'Afrique, ont signé à Nairobi, au Kénya, un document appelé « la Déclaration de Nairobi », qui engage les gouvernements signataires à lutter contre la diffusion illégale des armes légères.
L'Eglise catholique a adhéré aux initiatives pour faire en sorte que, 5 ans après la signature, la Déclaration de Nairobi ne reste pas lettre morte. LE DIMANCHE 13 mars, Evêques et curés sont invités à rappeler ce problème pendant les Messes.
La Lettre rappelle que, en Afrique Orientale, il y a plus de 500.000 armes illégales en circulation, et qu'elles ont fait au moins 300.000 morts dans les conflits locaux armés, et 200.000 victimes d'actes criminels. « Plusieurs pays que l'on croit être pacifiques (absence de guerre) sont victimes de la violence à cause du grand nombre d'armes en circulation. L'abus des armes légères dans les centres urbains a atteint des dimensions alarmantes : les vols sur les automobilistes se multiplient, ainsi que les viols et les pillages à main armée, et les vols de bétail, sans oublier les affrontements ethniques » déclare le document.
Parmi les pays les plus touchés, il y a le Kénya, et Nairobi en particulier, parce qu'elle détient la moitié des armes illégales en circulation au Kénya. Le phénomène est aggravé aussi par la corruption de plusieurs secteurs des forces de l'ordre qui seraient impliqués dans des vols à main armée, ou auraient loué leur arme de service à des criminels ». Plus alarmante encore est la situation en Somalie, en proie depuis 15 ans à une guerre civile entre différents clans, ainsi que l'Ouganda, avec le nord du pays bouleversé par la guerre causée par la LRA, où l'on suppose que les Karamojongs, un groupe qui se consacre à l'élevage, auraient 80.000 armes à feu.
La lettre de l'AMECEA se termine par des suggestions pour les Eglises locales : prier pour les victimes de la violence ; condamnation de l'augmentation de la criminalité ; engagement pour améliorer la sécurité des communautés et des villages ; se préparer au ramassage des armes s'il est demandé ; demander un engagement plus grand de la part des gouvernements sur le problème des armes à feu ; aider les victimes de la violence ; encourager les chrétiens à travailler dans les groupes de la société civile pour combattre la violence ; travailler pour affirmer une culture de paix ; organiser l'éducation à la paix dans les écoles, dans les paroisses et dans les communautés chrétiennes.
La Déclaration de Nairobi a été signée par les pays suivants : Burundi, République Démocratique du Congo, Ethiopie, Erythrée, Djibouti, Kénya, Rwanda, Soudan, Tanzanie et Ouganda. (L.M.)
(Agence Fides, 7 mars 2005, 40 lignes, 527 mots)
AFRICA
500,000 illegal arms in eastern Africa: Catholic Church commitment with regard to small arms misuse five years after Nairobi DeclarationNairobi (Fides Service )- “The proliferation of small arms is a serious problem which the Church cannot ignore” the Office for Justice and Peace of the Association of Member Episcopal Conferences of Eastern Africa AMECEA wrote in a letter addressed to AMECEA bishops and parish priests on the occasion of the fifth anniversary of the signing of the Nairobi Declaration. On 15 March 2000, in the capital of Kenya, representatives of 10 countries of the Great Lake region of Africa and the Horn of Africa Nairobi signed the Nairobi Declaration committing themselves to stop the proliferation of light weapons.
The letter was written as part of initiatives to recall the Declaration and to ensure its implementation. AMECEA Bishops and parish priests have been asked to speak of the problem at Sunday Masses on March 13.
According to the authors of the letter, a copy was sent to Fides, in eastern Africa there are an estimated 500,000 illegal arms in circulation with casualties of about 300,000 from armed conflict and about 200,00 from criminal activities. “Some countries thought supposedly peaceful (absence of war) suffer a lot of violence due to the great number of weapons available. Misuse of small arms in the urban cities is now reaching alarming proportions, cases of carjacking, rapes and armed robberies by criminals abound as well as cattle rustling and ethnic clashes” the letter says.
One of worst affected countries is Kenya, and its capital Nairobi where the Convention against arms was signed. The situation is aggravated by corruption in sections of the police according to the letter “said to be involved n armed robberies or have leased out their guns or uniforms for use by criminals”. The situation is ever more alarming in Somalia, in the grip of civil tribal war for the past 15 years, and Uganda still violently engaged with the Lord's Resistance Army in the north of the country while its pastoralist group the Karamajong is feared to have over 80,000 illegal arms.
The AMECEA letter ends with a list of suggestions for local Churches: conduct prayers for the victims of gun violence and armed conflict; condemn rising cases of criminality; work to improve security in communities and villages; prepare to engage in weapons collection where necessary; advocate for increased commitment from government on small arms issues; welcome the victims of violence and deal with the towards a healing process; encourage Christians to get involved in civil society groups to fight violence in our communities; work towards establishing a Culture of Peace; organise Peace Education in schools, parishes and small Christian communities.
The Nairobi Declaration was signed by Burundi, Democratic Congo, Ethiopia, Eritrea, Djibouti; Kenya, Rwanda, Sudan, Tanzania and Uganda. (L.M.) (Agenzia Fides 7/3/2005 righe 40 parole 500)
AFRICA/SOUTH AFRICA - Women direct and indirect victims of 650 million small arms in the world
Cape Town (Fides Service)- Women are the main victims of the proliferation of firearms in South Africa according to a report presented in South Africa on the occasion of International Women's Day, yesterday. The report ‘Impact of Guns of Women's Lives' compiled by Amnesty International, the development agency Oxfam, and the global International Action Network on Small Arms, said women were paying an increasingly heavy price for the unregulated multibillion-dollar trade in small arms.
.
To realise the gravity of the situation it is enough to think that in South Africa a woman is shot dead by a current or former partner every 18 hours and in France and in South Africa one out of three of women killed by her husband is shot dead. The report said women suffer direct and indirect repercussions of the 650 million small arms in the world.
It pointed out that in countries such as Canada and Australia, which introduced new laws to restrict possession of firearms, there was a drastic fall in the number of murders.
Among the proposals put forward by the report: people found guilty of domestic violence should be banned from obtaining a gun licence; violence against women with real punishment for offenders and compensation for the victims should be included in penal codes; an international treaty should be adopted to ban the export of arms in cases of evident risk of the arms being used for violence against women or the violation of other human rights.
The Comboni missionary sisters have launched on their web site Femmis a campaign to increase awareness with regard to violence against women which they say must be recognised as a “crime against humanity”. The missionaries recall the situation of women in Africa, victims of armed guerrilla groups in Democratic Congo, Uganda and Sudan. (L.M.) (Agenzia Fides 9/3/2005 righe 28 parole 328)