Journal d'Afrique Centrale - R.D.C.
du 22 Février au 6 Mars 2010
n°140


Chronique réalisée par Luc de l'Arbre

 


Lundi 22 février.

Kabinda: l'assistance humanitaire requise pour les habitants de Kalambo et Munyenge. Une assistance humanitaire et un renforcement sécuritaire d'urgence s'avèrent nécessaires pour les habitants des villages de Kalambo et Munyenge désertés depuis bientôt un mois consécutivement à un conflit foncier. La recommandation a été faite le week-end dernier par une mission conjointe Monuc-Agences de l'ONU, société civile et gouvernement provincial, qui a séjourné à Kabinda, territoire situé à 150 km de Mbujimayi, au Kasaï-Oriental. La mission conjointe dépêchée à Kabinda a eu pour objectif d'évaluer la situation humanitaire et sécuritaire dans ces deux villages. Le constat fait par cette mission est amer: Près de 600 ménages sont sinistrés, des centres de santé et des écoles incendiées ne sont pas encore reconstruits, plus de 1000 enfants scolarisés ne vont pas à l'école. Outre le conflit foncier du 29 janvier dernier, les causes des conflits répétés dans cette région seraient, toujours selon la mission : la grande production et la consommation du chanvre, les pratiques fétichistes, la libre circulation des armes. Au nombre des recommandations, la mission conjointe demande aussi au gouvernement provincial de procéder à une rapide campagne de sensibilisation de la population pour éradiquer les causes des conflits récurrents dans ce territoire. Les villages de Kalambo et Munyenge sont situés à 60 km du territoire de Kabinda. Ces localités voisines sont vidées de leurs habitants depuis fin janvier 2010. Ces derniers se sont refugiés dans la forêt et dans les villages voisins. (Radio Okapi)

Enseignement supérieur et universitaire: grève illimitée chez les professeurs. L'Association des professeurs de l'Université de Kinshasa (Apukin) a décrété samedi, à l'issue d'une assemblée générale, une grève illimitée qui devrait s'étendre, selon le président de cette organisation professionnelle, à tous les établissements publics de l'Enseignement supérieur et universitaire (ESU) du pays. Les professeurs d'université revendiquent du gouvernement un statut particulier et une enveloppe salariale mensuelle d'au moins 2000 dollars américains. On constate qu'il n'y a pas d'avancées, alors on a décrété une grève illimitée avec des évaluations toutes les deux semaines, a laissé entendre le professeur Antoine Kitombole, président de l'Apukin. Selon la source, les 2 000 dollars du professeur ordinaire avaient été adoptés par le Parlement lors de la première lecture du budget de l'Etat 2010, puis rejetés lors de la seconde lecture. La grève est déjà déclenchée , a-t-il insisté, ajoutant qu'elle concerne " toute la République ".

"Amnesty Belgique Francophone" se voit réfutées ses allégations de persécution en RDC des Ong de défense des droits humains. Le ministre de la Communication et des Médias, Lambert Mende Omalanga, a, au nom du gouvernement de la RDC, en sa qualité de porte-parole, rejeté en bloc, vendredi, les allégations d'Amnesty Belgique Francophone (ABF) selon lesquelles les défenseurs des droits humains seraient persécutés en RDC. Dans un communiqué relayé sur les antennes de la Radio-télévision nationale congolaise, M Mende a déploré les contrevérités qui émaillent le communiqué d'ABF, fustigeant de ce fait que des ONG nationales cherchent à déstabiliser un gouvernement élu démocratiquement. Les ONG, a-t-il souligné, ne sont pas au dessus de la critique et des lois. Et critiquer leur pratique en RDC n'est en rien du tout une violation de leurs droits, notamment en matière de liberté d'opinion et d'expression qu'elles affirment défendre. Le gouvernement, comme tout autre citoyen congolais, a le droit de réagir dès lors qu'il constate que les lois et règlements du pays sont enfreints. Nul n'a cependant le droit d'exonérer des citoyens de l'obligation républicaine de répondre de leurs actes devant la justice pour la simple raison qu'ils sont défenseurs des droits humains, a renchéri le porte-parole du gouvernement avant de souligner que la situation des droits de l'homme à Kinshasa est en phase constante d'amélioration comme le certifie le rapport 2009 de la Fédération internationale des journalistes qui n'a pas aligné la RDC sur la liste des pays qualifiés " d'enfer " en matière de violation des libertés individuelles et de presse. Dans le même ordre d'idées, le ministre de la Communication et des Médias a cité le rapport 2009 sur l'Afrique centrale de " Journaliste en Danger " (JED) associé à " Reporters sans Frontières " (RSF) qui constate une évolution positive de l'état de la liberté de presse entre 2008 et 2009. Les cas d'abus ont diminué de 32,5 % en 2008 et 31,8% en 2009, selon ce rapport. En début de la semaine dernière, ABF avait publié, rappelle-t-on, un réquisitoire contre la RDC, dans lequel il (ABF) relevait huit cas d'atteintes à la liberté individuelle de certains défenseurs des Droits Humains. Parmi les huit cas, deux relèvent des procédures judiciaires en cours, deux autres d'une fausse alerte qui n'entame en rien les institutions de la RDC et les quatre derniers concernent des citoyens qu'ont reçus des menaces par SMS sur leurs portables, qui n'engagent pas du tout la responsabilité des dirigeants congolais. (Radio Okapi)

SADC: le conseil des ministres s'ouvre jeudi à Kinshasa. Les travaux préparatoires du conseil des ministres de la Communauté de développement des pays d'Afrique australe (SADC) ont démarré lundi matin à Kinshasa. Les experts de 15 pays membres de cette organisation sous régionale élaborent et discutent des points qui seront abordés lors du conseil des ministres, prévu pour les jeudi et vendredi à Kinshasa. Le principal point sera le budget de la SADC pour l'exercice 2009-2010. Le conseil des ministres évaluera, par la même occasion, les progrès réalisés sur le plan de l'intégration économique régionale. La sécurité alimentaire régionale et l'application du système de quota dans le recrutement du personnel de la SADC y seront également abordées.
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Ituri: les femmes de Bukiringi accouchent à même le sol. La maternité du centre de santé de Bukiringi, en collectivité des Walendu Bindi, ne dispose d'aucun lit. Cette maternité est située à près de 90 km au sud de Bunia. La plupart de femmes accouchent sur des feuilles de bananiers séchées ou sur de la paille, étalées à même le sol. Les responsables de ce centre de santé indiquent qu'il a été pillé par des hommes armés lors des affrontements entre les forces loyalistes et les miliciens en 2008. Depuis, aucun projet de réhabilitation n'est en vue. Mme Ani Ranisa, sage femme explique : Lors des affrontements, les miliciens ont brûlé certains lits et en ont emporté d'autres. C'est pourquoi les femmes dorment à même le sol. Quelques fois, elles accouchent quasiment par terre. Comme vous pouvez le voir dans la salle d'accouchement, il n'y a aucun matériel. Pour des accouchements difficiles, les femmes enceintes sont obligées de parcourir 10 à 30 km pour des soins dans les localités de Boga et Aveba. Des transferts qui ne facilitent pas la tâche à ses femmes, selon l'infirmière titulaire du centre de santé de Bukiringi. Liliane Tahuka précise : Même le transfert à Aveba pose problème, puisque les femmes enceintes doivent s'y rendre à pied. Certaines d'entre elles qui ont un peu de moyens voyagent à moto, mais elles sont peu nombreuses. Malades et personnel soignant ne jurent plus que par l'assistance du gouvernement. Une assistance qui visiblement tarde à venir. (Radio Okapi)

Mardi 23 février.

Province Orientale: Inauguration d'un centre de formation policière à Kapalata. Quelque 600 agents, dont 30 femmes de la Police Nationale Congolaise (PNC), ont commencé le 16 février 2010 une formation au centre d'instruction de Kapalata, à quelques km de Kisangani, en Province Orientale. Celle-ci devrait durer un mois. La réforme de la PNC, sous l'égide du Comité de suivi de la Réforme de la Police (CSRP), représente un des axes prioritaires de la Reforme du Secteur de la Sécurité. De même, la restauration de la primauté de la police sur le maintien de l'ordre est un des points essentiels du Programme STAREC (Programme de Stabilisation et de Reconstruction des Zones sortant des conflits armés), lancé en juin 2009 par le gouvernement congolais. Pour cette formation, la Monuc a élaboré les modules et mis à disposition des formateurs pour encadrer ceux de la PNC qui prendront la relève; tandis que le PNUD s'est chargé de la gestion financière du programme (transport, hébergement, alimentation, équipements et matériels didactiques). Les agences des Nations Unies sont également impliquées pour l'insertion de modules sur le respect des droits de l'Homme, la question des violences sexuelles, la protection des mineurs, des femmes et des déplacés. (Monuc)

Goma: 500 policiers à l'école des techniques professionnelles. Le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, a ouvert, mardi à Kanyarutchinya, à 5 km de Goma, une session de formation destinée à 500 policiers, dont une cinquantaine de femmes. Pendant 5 semaines, les policiers du Nord-Kivu vont être formés aux théories et à la pratique de la circulation routière, du maintien et rétablissement de l'ordre public, de la sécurité publique et des droits de l'Homme. Plus d'une cinquantaine d'ex-combattants d'ex-groupes armés intégrés dans la PNC participent aussi à cette formation.

Kabare: attaque d'un véhicule de l'OIM, 3 morts et 5 blessés. Un véhicule de l'Organisation internationale des migrations (OIM) a été attaqué, lundi sur le pont Kigulube à la limite entre la chefferie de Nindja -Kabare et le territoire de Shabunda. Le bilan fait état de 3 personnes tuées (1 civil et 2 militaires) et 5 blessés, dont un policier. Le porte-parole de l'opération militaire Amani Leo a confirmé, sans toutefois déterminer les circonstances réelles de l'attaque du véhicule de l'OIM à Kabare. D'autres témoignages recueillis auprès des rescapés renseignent, qu'un groupe de militaires s'est approché du lieu. Ils ont tiré à bout portant, tuant sur-le-champ un grand opérateur économique de la région. Ils ont aussi blessé par balles 5 autres personnes qui se trouvaient dans le véhicule. Du coup, les autres passagers à bord du même véhicule ont été immobilisés. C'est alors que les assaillants se sont approchés d'eux pour piller en toute quiétude. Un policier à bord du véhicule a sorti son pistolet et a tiré brusquement sur deux assaillants, qui sont morts sur place. Les autres assaillants, dont le nombre n'est pas clairement déterminé, ont fui dans la brousse. Les rescapés assimilent ces deux militaires tués aux éléments FARDC engagés dans l'opération Amani Leo, qui tentaient de cambrioler le véhicule.

Muzito II: le CNDP dénonce la violation des accords de paix. Le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), ex-mouvement armé, n'est pas représenté dans le gouvernement remanié le week-end dernier par le chef de l'Etat. Ce qui constitue une violation des accords de paix, a déclaré lundi à Goma, au Nord-Kivu, le président de ce parti politique. Les accords de paix entre le gouvernement et l'ex-mouvement armé ont été signés le 23 mars à Goma. Le CNDP estime que sa participation dans les institutions du pays est un des points de ces accords qui devraient être mis en œuvre dans sa globalité. "Nous sommes résolus à continuer à accompagner le processus de paix. Nous sommes un parti politique, nous avons un autre champ de bataille qui est une bataille politique. Et donc la reprise des armes il n'en est pas question", a toutefois rassuré le président du CNDP. Le secrétaire exécutif adjoint de l'AMP (Alliance de la majorité présidentielle), KOYAGIALO Gbase te Gerengbo, a réagi, lui aussi, à la position du CNDP. Concernant notamment la participation dans les instances dirigeantes du pays, il a renvoie l'ex-mouvement rebelle à la Constitution. "Il faut passer par les élections à mon avis. Je crois qu'en 2011, les élections seront là, ça fait partie des missions assignées au gouvernement Muzito II, et les frères du CNDP se préparent pour aller aux élections et prendre le pouvoir par les urnes, au lieu de tenter de le faire par les armes", a-t-il déclaré. L'essentiel, a souligné KOYAGIALO, c'est de la part du gouvernement et du CNDP de créer la paix dans le pays. "Les Congolais ont besoin de la paix", a-t-il lancé, saluant au passage l'ex-mouvement rebelle qui a promis de ne plus recourir aux armes. (Radio Oakapi)

Kalemie: les négociants de coltan dénoncent des tracasseries sur la route de Kisengo. Les négociants de Kisengo sont obligés de payer un tribut aux militaires postés aux différentes barrières pour voyager avec de l'argent nécessaire pour l'achat du Coltan. Ils ont dénoncé ces tracasseries qui commencent, d'après eux, à 25 km de Kalemie. Le président de l'association des négociants de Kisengo, Jean Mulonda Kibonza, explique: Là-bas, on exige 5.4 $, 10.8 $, 21.7 $. Ils disent que c'est pour la cigarette. Une deuxième barrière se trouve à l'entrée de Kisengo. Ici l'ANR (l'Agence nationale des renseignements), la DGM (la Direction générale des migrations) et la police des mines vous demandent 54.3 $, 108.6 $. Réagissant à cette dénonciation, le commissaire de district du Tanganyika a déclaré que l'ère des barrières routières est révolue. Maurice Kyoni Ngoie invite les négociants à le rencontrer pour examiner la question en profondeur. En mission à Lubumbashi, le chef de poste de la DGM de Kisengo affirme ne pas être informé de ces tracasseries. Toutefois, Charles Soke promet d'entrer en contact avec le commissaire de district du Tanganyika pour plus de renseignements. Des négociants de Coltan katangais dénoncent des tracasseries dont elles sont victimes sur la route qui mène vers le foyer minier de Kisengo à environ 200 km de Kalemie. Dans une lettre adressée au commissaire de district du Tanganyika le 18 février, ces négociants accusent les services de sécurité d'être les auteurs de ces tracasseries. (Radio Okapi)

Mercredi 24 février.

Ituri: des miliciens attaquent et pillent des villages à Walendu Bindi. Au moins 5 villages de la collectivité de Walendu Bindi, en territoire d'Irumu, district d'Ituri, en Province Orientale, ont été victimes, la semaine dernière, d'attaques de miliciens. Le bilan fait état, notamment des biens des populations emportés et des maisons incendiées, ont indiqué des sources locales et militaires, mercredi. La dernière attaque a été menée contre le village de Kasumakala, à près de 7 km de Gety centre. Au cours de cette incursion, une case a été incendiée. Mais, grâce à l'intervention des forces loyalistes, les assaillants n'ont pu emporter des biens de la population. Autre incursion des miliciens enregistrée dans la région, celle de Maga, localité située à 18 km de Bukiringi centre. Là, une femme a été blessée par balle et plusieurs biens de valeur des habitants de la place ont été emportés. La blessée a été évacuée vers l'hôpital d'Aveba. Le village Kinywa Mubaya, à 15 km de Gety centre, a également été ciblé pendant la même période par les miliciens. Là aussi, des cases ont été incendiées et des des biens emportés.

Une aide médicale de l'UNFPA à la population de Bukiringi, en Ituri. Le Fonds des Nations unies pour la population, UNFPA, a annoncé, mercredi à Kinshasa, l'envoi imminent d'une assistance médicale au centre de santé de Bukiringi, où les femmes accouchent à même le sol. Le représentant adjoint de l'UNFPA en RDC, Dr Koudaogo Ouedraogo, a précisé que son organisation va envoyer à Bukiringi, en collectivité des Walendu Bindi, à 90 kilomètres au sud de Bunia, est constitué de: une dizaine de lits avec matelas, des médicaments, et aussi des tables d'accouchement avec les boites d'accouchement. Le don de l'UNFPA vise à soulager particulièrement les femmes de cette localité, qui sont dans un total dénuement.

Brazzaville: 200 0000 US de l'UA pour 114. 000 réfugiés de Dongo. L'Union africaine a remis, mercredi matin à Brazzaville, un chèque de l'ordre de 200.000 dollars américains au HCR destinés aux 114.000 réfugiés de l'Equateur installés dans la Likouala au nord du Congo-Brazzaville. Les personnes ayant fui les troubles de Dongo, à l'Equateur (RDC), ne reçoivent pas l'assistance nécessaire dans leurs sites, malgré les efforts de la communauté internationale. Cette aide de l'UA arrive un mois et demi après une mission d'évaluation effectuée dans la province de la Likouala. Cet argent remis au HCR, servira, d'après les humanitaires, à renforcer l'assistance alimentaire et médicale de ces 114.000 réfugiés de la RDC. A peine les quarts des besoins de ces réfugiés sont couverts.

Likasi: creuseurs et opérateurs miniers à couteaux tirés. Un conflit a opposé, lundi, entre les creuseurs artisanaux et les négociants aux opérateurs miniers dans la carrière de Mbola, à 45 km de Likasi. On a enregistré des blessés et d'autres dégâts matériels énormes, sans précisions sur les causes de ce nouvel accrochage. Des heurts à répétition opposent les deux camps dans des carrières minières.

Repeupler du lac Tanganyika par la restauration de l'écosystème, credo de l'ONG M'leci. L'ONG locale M'leci mène, depuis 2 ans dans le territoire de Fizi, un projet consistant à repeupler le lac Tanganyika par les espèces des poissons à travers la restauration de la végétation aquatique.

Ituri : la survie difficile de milliers de déplacés. Les conditions d'existence des personnes déplacées présentes dans le district nord-oriental de l'Ituri, théâtre d'une recrudescence des tensions entre groupes rebelles et soldats réguliers, suscitent toujours une grande inquiétude. "Environ 7000 déplacés n'ont pas d'assistance alimentaire à Bukiringi, à 90 km Bunia. Ils font face à plusieurs autres difficultés, notamment pour l'approvisionnement en eau potable. Ils se trouvent confrontés à un sérieux problème de survie ", rapportet les conclusions d'une mission de vérification menée sur place par la Monuc et des organisations humanitaires. Selon les chefs de communautés locales, des familles entières seraient régulièrement amenées à fuir les violences, dont les plus récentes sont advenues dans les zones de Mukatongazi et Mataratara. Le centre de santé de Bukiringi a déjà enregistré plusieurs cas de dysenterie et de victimes de viol. Plus de 25.000 déplacés ont été recensés dans le district d'Ituri en décembre dernier. (Misna)

Le retour des déplacés de l'Equateur se poursuit avec l'aide de l'Union Africaine. La moitié des 30.000 déplacés présents dans le district du Sud-Ubangi, en province de l'Équateur, sont rentrés dans leurs villages d'origine, notamment à Bozene, Kungu, Gemena et Bokonzi, indique le Bureau de coordination des affaires humanitaires (Ocha) de l'Onu, faisant état d'un retour moins sensible à Dongo et Gosuma. Près de 50.300 réfugiés du Sud-Ubangi se trouvent toujours de l'autre côté de la frontière, en République du Congo, par rapport aux 100.000 qui avaient été recensés à partir de fin octobre à la suite de conflits intercommunautaires entre Enyelé et Monzaya. Pour soutenir les agents humanitaires qui opèrent dans la province congolaise de Likouala, l'Union africaine (UA) a versé au HCR 200.000 dollars pour le ravitaillement des civils en vivres et en médicaments. La présence dans la zone des policiers congolais et des casques bleus de la Monuc aurait largement contribué à rassurer les habitants et à les convaincre de rentrer chez eux. Des sources humanitaires contactées par la MISNA rapportent quant à elles les difficultés d'accès de l'aide, les ponts et les routes étant pour la plupart impraticables, surtout entre Bozene et Dongo. Les violences advenues à plusieurs reprises depuis fin octobre dans le district de Sud-Ubangi s'étaient soldées par 270 victimes, dont 180 civils, plus de 100.000 réfugiés en République du Congo et 60.000 déplacés internes. (Misna)

Jeudi 25 février.

La révision du fichier électoral reprend le 19 mai dans 4 provinces. La révision du fichier électoral reprend le 19 mai 2010 dans les provinces du Katanga, Maniema, Bas Congo et du Kasaï Occidental. Le président a.i. de la commission électorale indépendante (CEI), Crispin Kankonde l'a annoncé jeudi à Kinshasa. Tous les électeurs des provinces précitées devront s'enregistrer de nouveau, même ceux qui détiennent les anciennes cartes d'électeurs. Les nouvelles cartes d'électeurs identifient les votants et leur indiquent les bureaux de vote pour les prochains scrutins, selon le rapporteur de la CEI. Dieudonné Mirimo, précise : Nous allons revenir à Kinshasa. Nous avons commencé avec ces quatre provinces parce que toutes les conditions étaient réunies. Après ces provinces, nous allons publier le calendrier des provinces restantes et de Kinshasa parce que tous les électeurs doivent détenir ces nouvelles cartes, même ceux qui ont reçu dernièrement des cartes à Kinshasa. L'opération de révision du fichier électoral se fera en même temps que celle de la vente des cartes d'identité. Cette dernière opération sera exécutée par la CEI sous la direction du ministère de l'Intérieur, a souligné Dieudonné Mirimo. Les fonds provenant de la vente des cartes d'identité devront servir à financer en partie la révision du fichier électoral.

Interview avec le premier rédacteur de radiookapi.net. Aujourd'hui, Radio Okapi souffle sur ses 8 bougies. Jean Pierre Elali est le premier rédacteur web de radiookapi.net. Il livre ses impressions sur le parcours du site le plus visité en RDC. Radiookapi.: parlez-nous de la naissance de ce site. Jean-Pierre Elali: Je dirai d'abord que le site est né de la volonté des responsables de Radio Okapi de doter ce média d'un support, disons d'une toile qui soit sa vitrine, son porte étendard à travers le monde entier. Vous savez que la radio, diffusée notamment en FM, a ses limites. Les ondes courtes, ce n'est que deux heures par jour. Elle ne peut atteindre les auditeurs à tous les coins du monde, alors que la toile apporte loin l'ensemble de nos programmes. Alors, maintenant venons-en à la naissance de radiookapi.net C'est un travail qui a été conçu en amont par Kim Gjerstad, un jeune canadien de 23 ans engagé à la Monuc. Moi, je suis recruté comme seul rédacteur web, pour mettre en ligne le contenu. J'ai commencé à mettre le premier texte en ligne le 25 mars 2004. Pendant 6 ans le site a sûrement connu des changements. Effectivement. Au début, je récrivais et mettais en ligne les différents flashes diffusés par Radio Okapi toutes les 30 minutes. Et puis, le site a pris de l'envol. Ce n'était plus des brèves, c'était des articles plus élaborés faits des infos diffusées en FM. En audio, toutes les grandes éditions du journal parlé, en Français comme dans les 4 langues nationales (lingala, kikongo, tshiluba et swahili), les grands magazines comme Dialogue Entre Congolais ou Okapi Action (rebaptisé Okapi Service), étaient désormais reprises. En fait, on était la déclinaison de Radio Okapi. On avait gagné en contenu et pratiquement, le gros du programme de Radio Okapi était repris sur le site. C'était vraiment une évolution positive. Puis, on est passé d'une version à une autre, avec certes des améliorations. Aujourd'hui, radiookapi.net est à sa 5e version, si je ne m'abuse. Que prévoit radiokapi.net pour cette neuvième année qui commence? Disons beaucoup de choses. Voyez-vous. Le souci d'un site est de répondre aux besoins des internautes, de leur rendre service et d'offrir une information crédible, équilibrée et diversifiée. Vous voyez, la nouvelle configuration de notre site essaie de répondre à cette préoccupation. Et je pense que radioookapi.net va poursuivre ses efforts en innovant, en se mettant au diapason de nouvelles technologies de l'information et en consolidant ses acquis pour véritablement servir de grande vitrine de Radio Okapi, une grande radio au cœur de l'Afrique. (Radio Okapi)

Mbandaka: la société civile lance un ultimatum aux députés provinciaux. La société civile de l'Equateur lance un ultimatum de sept jours aux députés provinciaux pour que ces derniers mettent fin à leurs divergences. Elle les accuse de géler volontairement les travaux au sein de l'assemblée provinciale.

Martin Kabwelulu: "60 à 70% des produits miniers de l'Est passent de manière frauduleuse". Les minerais de l'Est de la RDC ont acquis une très mauvaise réputation ces dernières années. Certains experts de l'ONU, les sénateurs ou les organisations des Droits de l'Homme les qualifient de "minerais de sang", allusion faite au financement des groupes armés par l'exploitation du coltan, à la maffia ou aux nombreux cas de fraude.
Pour contrôler leur exploitation, le gouvernement congolais bénéficie d'un soutien de l'ambassade d'Allemagne en RDC dans le cadre d'un plan de stabilisation de l'Est du pays. C'est dans cette optique que plusieurs acteurs clôturent ce jeudi à Kinshasa un atelier pouvant identifier les mécanismes de certification de tous ces produits. Radiookapi.net a approché, à ce sujet, le ministre des Mines, Martin Kabwelulu. RO : Quel mécanisme pour certifier les minerais à l'Est de la RDC? Martin Kabwelulu : selon ce que les experts disent, il n'y aura pas de certification des produits. Je le précise bien. C'est la certification de l'exploitation minière, la certification des sites miniers qui seront identifiés, des sites miniers qui seront connus. On aura à savoir chaque jour la production, on aura à savoir quelle est la personne qui a produit, quel est l'artisanat qui a produit pour que les recettes qui seront produites puissent appartenir à l'Etat et à la population qui sont, en fait, les titulaires de tous ces sites. RO : Comment réduire la fraude dans le secteur minier? MK : Justement. D'abord, c'est cette certification. Ensuite, entre le site de production artisanale et l'entité de traitement, nous avons implanté ce que nous appelons, ici maintenant, les centres de négoce. Ce centre de négoce, sera un passage obligé de tous les produits miniers avant d'aller à l'entité de traitement. C'est dans ce centre que seront payées les taxes. C'est dans ce centre que nous allons identifier la provenance du produit, que nous allons ensuite identifier la destination du produit, quelle est l'entité de traitement qui va recevoir ce produit, et de quelle manière cette entité pourra traiter ce produit et l'envoyer à l'extérieur. RO : Et combien l'Etat congolais perd quand il y a fraude? MK : Bon, écoutez. Nous n'avons pas des chiffres corrects, exacts que nous pouvons vous donner maintenant, mais nous savons qu'à l'Est du pays, pratiquement 60 à 70 pour cent de la production passent, comme ça, de manière frauduleuse. RO : Y aurait-il des laboratoires pour aménager davantage la lutte contre la fraude? MK : Oui bien sûr. Nous avons le point focal pour le ministère des Mines. C'est le CEEC (Ndlr : Centre d'expertise, d'évaluation et de certification des matières semi-précieuses et précieuses) qui est par excellence le point de certification. C'est sera le service qui s'occupera de faire ce travail là. Il y a également toutes les divisions des mines éparpillées dans toutes les provinces. Nous allons faire en sorte que ces services de l'Etat puissent obtenir de l'outil nécessaire. C'est essentiel, il faudra, lorsque nous parlons certification et lutte contre la fraude, que le matériel puisse suivre, il faut qu'il y ait la communication, des ordinateurs, il faut des véhicules, ça c'est primordial. (Radio Okapi)

Sud Kivu: Poursuite du dialogue intercommunautaire à Baraka. Près de 200 participants représentant les communautés Babwari, Banyamulenge, Babuyu, Banyindu, Babembe, Bazoba et Batwa, la société civile et les autorités locales ont pris part à un forum initié par l'Association des Nations Unies (ANU)1 et l'association " Lubonga Lwilondji " de Baraka, avec le soutien de la Monuc. Le forum fait suite à la conférence du même genre qui s'était déroulée à Fizi en janvier dernier avec l'appui de la Monuc. La plupart des conflits trouvent leurs origines dans des querelles foncières, coutumières, de chefferie ou encore relatives à l'agriculture et à l'élevage. Les participants ont donc longuement traité des causes liées à ces querelles et à l'intolérance intercommunautaire, aux mécanismes de résolution des conflits et à la réconciliation fondée sur les cultures et les traditions. Selon les chefs traditionnels, beaucoup de conflits pourraient être résolus si les communautés levaient les barrières à la cohabitation. Le responsable de " Lubonga Lwilondji " reconnait qu'il existe une culture de division dans certaines communautés, y compris chez les agriculteurs Babembe et Bafuliiru et les éleveurs Banyamulenge. Le forum s'est terminé sur plusieurs recommandations portant sur l'engagement ferme des chefs coutumiers à travailler pour la tolérance et le respect mutuel. Chaque communauté s'est engagée à sensibiliser les jeunes générations et les porteurs d'armes, particulièrement les Mai Mai Yakutumba (coté Babembe) et les Forces Républicaines Fédéralistes (FRF-coté Banyamulenge) pour qu'ils s'engagent sur la voie du dialogue. Les participants ont en outre recommandé le respect des lois du pays et la restauration du pouvoir coutumier, ainsi que le respect des limites des entités territoriales telles que définies par la loi et héritées de la colonisation. Un comité représentant les différentes communautés a été créé pour faire le suivi de la mise en œuvre de ces engagements. (Monuc)

Vendredi 26 février.

Walungu: les écoliers se ruent dans les mines. Selon Ghislain Kahasha, président de la société civile de Walungu, beaucoup d'enfants se sont dispersés dans les collines, au lieu de regagner le toit conjugal pour reprendre le chemin de l'école. Il faut, donc, estime-t-il, que tous les services étatiques, l'autorité territoriale et les forces de l'ordre notamment, ainsi que les parents, puissent s'impliquer dans cette campagne. Tous ces services sont informés que la plupart des enfants de Kaniola se sont rués sur les carrières minières de Kadi depuis janvier, profitant de la grève des enseignants, a laissé entendre la source.

Attaque armée à Katana, des élèves réclament un suspect à lyncher. Des élèves sont descendus, jeudi dans les rues du groupement de Katana dans le territoire de Kabare, au Sud-Kivu. Les manifestants exigeaient la libération d'un jeune appréhendé et soupçonné de complicité dans une attaque perpétrée contre 3 villages, dans la nuit du mercredi à jeudi, par des hommes armés non autrement identifiés. Selon des sources locales, ces écoliers se sont rendus au bureau du poste d'état de Katana, à l'état major de la brigade basée dans la région pour réclamer que le suspect leur soit livré afin de le lyncher.

Dimbelenge: la société civile dénonce les tracasseries policières. Le dernier incident noté par la société civile date de lundi. Un pêcheur qui revenait du lac Fwa est tombé dans une embuscade tendue par deux agents de la police en fonction au commissariat de Bana ba Ntumba. Les deux policiers ont administré plusieurs coups de matraque à la victime, trois coups de poignards sur la tête et lui ont extorqué 15 mille Francs congolais et d'autres biens. L'infortuné gravement blessé a été conduit au centre de santé de Dimbelenge par les membres de sa famille. La société civile condamne ces actes qui se répètent. Elle demande au commandant du district de Dimbelenge d'arrêter les deux policiers qui sont bien identifiés, d'après elle. (Radio Okapi)

Les agents de la Miba réclament deux mois de salaires. Les agents de la Minière de Bakwanga (Miba) sont en colère. Dans une correspondance datée du 21 février et adressée à la haute direction de cette entreprise mixte, ils réclament deux mois d'arriérés de salaire minima (janvier et février), et leur ultimatum va jusqu'au 28 février. Ça chauffe donc au sein de la Miba. Le président administrateur délégué de la société n'a plus que deux jours devant lui, samedi et dimanche, pour répondre positivement à la revendication du personnel. Celui-ci promet d'organiser un sit-in permanent devant le siège de l'entreprise à partir du lundi 1e mars, si les deux mois de salaire minima ne sont pas libérés dans le délai. Le salaire minima est autrement appelé "Aide sociale". Jeudi, le gouvernement de province a réuni les délégués syndicaux de la Miba et le représentant de l'employeur et a demandé aux deux parties de se concerter pour une solution privilégiant l'intérêt social. (Radio Okapi)

L'Agence culturelle Afrique Patrimoine souffle sur ses 20 bougies. L'agence culturelle Afrique Patrimoine, Acap en sigle, vient de totaliser 20 ans d'existence. Pour marquer cet anniversaire l'Acap vient de relancer le référendum culturel dénommé "Prix Afrique Patrimoine" et prépare une série d'activités dans le cadre du Cinquantenaire de la RDC et du Collège Ntemo de Kasongo Lunda.

Matadi: un juge poursuivi pour viole d'une mineure. Un magistrat du parquet de Zongo dans la province de l'Equateur, en séjour à Matadi, au Bas-Congo, a violé une fille de 16 ans dans la nuit de mercredi à jeudi, selon source policière. Le procureur du tribunal de Matadi a ordonné le transfert du magistrat incriminé au parquet. Et aux dernières nouvelles, ce magistrat a été transféré, jeudi, à la prison centrale de Matadi en attendant que son dossier soit fixé, a ajouté la même source.

De Beers fait don d'un générateur à la ville de Mbuji-Mayi. La société minière De Beers a offert jeudi un groupe électrogène de 220 KVA à la ville de Mbuji-Mayi. Il représente une contribution de De Beers pour résoudre le problème d' énergie électrique qui se pose au Kasaï Oriental, a déclaré Marie Chantal Kanyinda. Son entreprise a également remis un nouveau compresseur à la Fondation Miba, pour le forage des puits d'eau dans les quartiers périphériques de Mbuji-Mayi.

Bunia : bientôt un enquête sur les tuniques détournées des prisonniers. Le procureur de la République près le tribunal de grande instance de l'Ituri a composé vendredi une commission d'enquête pour retrouver les voleurs des tuniques destinés aux pensionnaires de la prison centrale de Bunia. Les gardes de la prison de Bunia et certains prisonniers sont indexés. Ces derniers les auraient revendus au marché de Bunia, à 2 500 francs congolais (environ 2.6 USD) par pièce.

Violences sexuelles: Inauguration d'une clinique juridique à Uvira. Le Bureau Conjoint des Nations Unies pour les Droits de l'Homme (BCNUDH), en partenariat avec d'autres agences onusiennes, a ouvert la première clinique juridique à Uvira dans le cadre du projet d'assistance judiciaire aux victimes de violences sexuelles. Le projet a pour objectif de lutter contre l'impunité en matière de violences sexuelles et d'assurer une prise en charge des victimes. A ce jour, à Uvira, 140 relais communautaires ont bénéficié d'une formation sur l'assistance et l'orientation des victimes et des témoins de violences sexuelles. La clinique offre une assistance juridique et judiciaire aux victimes de violences sexuelles et à leurs familles. Quant à l'objectif du projet, il est d'amener les victimes à saisir les juridictions et les institutions compétentes afin non seulement d'obtenir les arrestations et les condamnations des auteurs des actes, mais aussi et surtout, de faire en sorte que les décisions judiciaires soient exécutées. La formation qui s'est déroulée au courant du mois de février a permis aux participants - essentiellement des hommes d'églises, des journalistes, des chefs coutumiers, des infirmiers et des enseignants - de mieux comprendre le rôle de relais communautaires, la loi de 2006 sur les violences sexuelles et les dispositions à prendre pour lutter efficacement contre ce fléau de la société congolaise. (Monuc)

Annulation d'une partie de la dette extérieure, colloques pour une réduction. Un cinquième de la dette extérieure due par la République Démocratique du Congo a été annulé jeudi par le Club de Paris - qui rassemble 19 des principaux bailleurs de fonds de la planète - tandis que le remboursement d'un quart du montant a été différé à partir du 1er juillet 2012, a annoncé l'organisme des pays donateurs dans un communiqué, qui précise qu'un milliard d'euros de la dette ont été supprimés "à titre exceptionnel, au vu de la capacité de paiement limitée de la République démocratique du Congo". La "restructuration" du reste de la dette, selon l'agence de presse Bloomberg, permettra au Congo de réduire de 97% le remboursement des intérêts jusqu'au 30 juin 2012. Selon le directeur de la Banque centrale du Congo, Jean-Louis Kayembe, des colloques ont été entrepris avec le Club de Paris pour l'annulation de trois milliards d'euros supplémentaires de la dette d'ici juin. (Misna)

Samedi 27 février.

Matadi: dans la rue, les femmes dénoncent le harcèlement sexuel. L'association des femmes juristes congolaise du Bas-Congo et différentes autres associations féminines de Matadi a organisée, vendredi, une marche de protestation contre divers cas de harcèlement sexuel dont sont l'objet les travailleuses des entreprises locales. Un mémorandum a été remis à la commission Genre et parité de l'Assemblée et au gouverneur de la province du Bas-Congo.

Bukama: l'argent laissé par le gouverneur divise les autorités locales et le bénéficiaires. Une vive tension a été observée, jeudi autour du bureau du territoire de Bukama, entre les autorités locales et les différents groupes bénéficiaires de l'argent laissé la veille par le gouverneur de province, Moïse Katumbi. Lors de son discours à Bukama, l'autorité de la province avait annoncé la remise de près des 400 000 USD pour la réhabilitation de certaines infrastructures: l'hôpital, le marché central, le stade, l'aérodrome et quelques écoles de Bukama. Le groupe des Rasta, qui s'adonne aux travaux de cantonnage et les joueurs réclamaient les 5 000 USD leur laissés par le gouverneur de province. Mais, l'administrateur du territoire précise que cet argent ne leur sera remis qu'après avoir exécuté les travaux d'aménagement du stade. Enfin, le montant global remis par l'autorité provinciale divise aussi les responsables de Bukama et la population. Pour cette dernière, le gouverneur avait annoncé dans son discours la remise des plus de 400 000 USD. De son coté, l'administrateur du territoire affirme avoir reçu en espèce 95 000 USD. Le conseiller politique du gouverneur a indiqué que tous les projets annoncés par M. Katumbi seront exécutés à Bukama. Mais, on ne pourrait pas tout faire au même moment, a-t-il précisé. (Radio Okapi)

Libenge: controverse autour de la destruction méchante du patrimoine issu de la IIe République. Les notables de Libenge, dans le Sud-Ubangi, accusent les autorités locales de complicité dans la destruction méchante de certaines infrastructures héritées de la IIe République. Alors que ces autorités incriminent la police. Parmi les bâtiments détruits figurent notamment l'abattoir et le collège présidentiel. Des inciviques les détruisent et emportent des charpentes métalliques pour les revendre dans les pays voisins. Le souhait de la population locale est qu'il y ait une suite favorable à ce sujet et que les responsables de cette destruction doivent être arrêtés et traduits devant la justice.

Walikale: 3 500 personnes déplacées en détresse. Près de 3 500 personnes déplacées vivent encore à Walikale centre et ses environs dans des mauvaises conditions. Ces personnes sont venues des villages de Bitule, Kingombe et Mungele, secteur Bitule dans le territoire de Lubutu au Nord Kivu. Ils ont fuit les affrontements de décembre dernier. Selon le mwami Lukonge Birumba, chef de groupement Waloa Yungu à Walikale, ces personnes manque d'assistance et vivent dans une misère indescriptible.

Matadi: repérage du site d'un stade moderne. Le site Mpozo dans la commune de Matadi est retenu par les experts sud-africains pour la construction d'un stade moderne de 25 000 places. Les experts sud-africains attendent la réaction du gouvernement provincial pour le début des travaux.

Lubero: la population fuit les combats entre Fardc et FDLR. Des combats ont opposé les Fardc aux FDLR dans la nuit de jeudi a vendredi dans le village Fatua au sud-ouest de Lubero, au Nord Kivu. Ces combats ont eu lieu lors d'une opération des Fardc contre une position FDLR dans ce secteur. Le lendemain après le replie des Fardc dans leur base vers Bunyatenge, les FDLR sont venus s'en prendre à la population civile ; au motif que c'est elle qui a indiqué leur position aux Fardc. Cette population a commencé, dès lors, à quitter le village Fatua et se diriger vers Luofu, Miriki, Kaina et ailleurs dans la même zone, indique notre source.

Katana: après les troubles, 6 personnes aux arrêts. Six personnes ont été arrêtées, vendredi à Katana en territoire de Kabare au Sud-Kivu, à la suite des troubles dus à l'attaque la nuit du mercredi à jeudi dans 3 villages de ce groupement. Selon le chef de poste d'encadrement administratif, quatre prévenus ont été appréhendés après avoir été dénoncés par deux autres déjà arrêtés. Les présumés bandits ont été retrouvés réunis dans l'habitation d'un de leur chef de bande; qui était à l'état major des Fardc basé à Lwiro, près du Centre de recherche en Sciences naturelles dans la même région.

Le cochon d'Inde, solution miracle aux carences alimentaires ? Face aux carences en viande dans certaines régions de la RDC, le Centre international pour l'agriculture tropicale de Colombie (Ciat) préconise de manger du cochon d'Inde. Déjà consommé en Amérique latine, le rongeur pourrait servir à combler les besoins en protéines et en micronutriments. L'élevage de cochons d'Inde ne présente que des avantages?: l'investissement de départ n'est pas élevé, il ne nécessite aucun entretien particulier. Les rongeurs mangent les restes de repas et, élément qui a son importance, ils se reproduisent vite?: environ 10 à 15 petits par an. Les premiers tests d'élevage au Sud-Kivu ont été concluants. " Aucun des scientifiques n'avait envisagé le cochon d'Inde comme une solution, a expliqué Michael Peters du Ciat. Maintenant, il pourrait bien y devenir indispensable. " (Jeune Afrique)

Dimanche 28 février.

Sud-Kivu: affrontements entre Maï-Maï et FDLR, 9 morts et 3 blessés. Les affrontements entre les Maï-Maï et les Forces républicaines et fédéralistes (FRF) se sont déroulés pendant deux jours précisément dans le secteur de Magunda à Mwenga et dans localité de Masangu en territoire d'Uvira, selon le général autoproclamé, Idi Amin, commandant du groupe de Maï- Maï réfractaires à l'intégration. Les combats se sont arrêtés samedi vers la mi-journée. Le bilan fait état de 9 tués, dont 2 civils et 7 FDLR, ainsi de 3 blessés (1 civil et 2 FRF). 5 autres combattants FDLR, capturés, se trouvent aux mains d'un nouveau groupe Maï-Maï, dénommé : UPCR (Union du peuple congolais pour la révolution). Les rebelles rwandais ont fui vers la localité de Lubumba, tandis que les FRF se sont retirés vers Kipuku en territoire d'Uvira. Le chef de l'UPCR n'exclue pas la possibilité de remettre les 5 éléments FDLR capturés pour leur rapatriement. (Radio Oakpi)

Bondo: tension autour de la gestion beach Kangumbili. Des jeunes du groupement Duaru et un groupe de sympathisants du propriétaire du Kangumbili se sont affrontés, vendredi, au sujet de la gestion de ce beach. Le bilan fait état de près de 15 personnes enlevées et amenées à Baye à environ 75 km de Bondo et une dizaine de motos endommagées. Les jeunes de Duaru réclament la reprise par l'autorité locale de la gestion de ce beach, comme décidé par le gouverneur de province lors de son dernier passage dans ce territoire. Ce que rejette le second groupe appuyant un prétendu propriétaire du lieu. Ce dernier refuse de céder la gestion du beach à l'autorité locale brandissant une ancienne lettre du gouverneur, qui l'autorise à placer sous sa responsabilité tous les beachs privés de cette entité. Une trentaine de personnes est descendue, vendredi dans ce beach, pour empêcher à l'équipe du prétendu propriétaire de percevoir des frais pour des traversées. Elle a rencontré la résistance farouche du groupe adverse, qui a amené de force à Baye environ 15 des leurs. (Radio Okapi)

Journée ville morte à Kasindi. La population et les opérateurs économiques en particulier du secteur de Kasindi en territoire de Beni ont observé, samedi, une journée ville morte pour protester contre l'insécurité persistante. Par cette action, selon la société civile de Beni, la population locale a voulu dénoncer des exactions commises par des hommes armés: la multiplicité de des cas d'assassinats, les cambriolages et les pillages sur les routes. Le dernier cas en date, c'est le cambriolage d'une coopérative d'épargne où les malfaiteurs avaient emporté au moins 250.000 dollars américains ; sans compter les embuscades tendues aux commerçants par des hommes en arme. La population de Kasindi dénonce aussi les tracasseries des services de l'Etat à la frontière et dans toute l'agglomération. La même source parle également de la présence de quelques sujets Ougandais qui viennent souvent voler les biens de la population à Kasindi, sous les yeux impuissants des autorités locales. La société civile de Beni affirme avoir décrié plusieurs fois cette situation, sans succès. Elle compte tout de même se rendre à Goma pour faire pression sur les autorités provinciales. (Radio Okapià

48 000 USD, dont de la société Chemaf à l'Université de Lubumbashi. L'entreprise minière Chemaf a octroyé, vendredi, 48 000 dollars américains à l'Université de Lubumbashi. Selon le responsable de cette société, cette somme va servir à l'achat du matériel nécessaire pour aider les étudiants dans leurs recherches. Le recteur de l'Unilu a encouragé ce geste et rappelé que l'entreprise Chemaf n'était pas à sa première action en faveur de son institution.

Bukavu: une course de solidarité pour les femmes victimes des guerres. Quatre vingt cinq femmes de Bukavu ont effectué, dimanche matin, une course de solidarité avec les autres femmes congolaises victimes de violences. La course, initiée par l'ONG Women for Women, dont le siège national est à Bukavu, vise à s'unir à d'autres femmes de divers autres pays qui ont fait le même geste ce jour pour la collecte de fonds en faveur des femmes congolaises. Grâce à des fonds récoltés aux Etats-Unis, au Canada, et en Ouganda où s'est passé la même activité, ce dimanche, les femmes victimes des guerres de l'est de la RDC peuvent être assistées.

Nord-Ubangi: chasse aux charlatans, les infirmiers se serrent les coudes. Les infirmiers du Nord-Ubangi, membres de l'Association nationale des infirmiers du Congo (ANIC) se sont réunis, samedi à Gbadolite, en assemblée générale extraordinaire. L'objectif de cette rencontre était d'identifier tous les infirmiers pour l'octroi des cartes de membre, en vue de combattre les charlatans qui prestent au nom des infirmiers. De ce fait, il a été demandé à tous les infirmiers de déposer, chacun en ce qui le concerne, ses pièces scolaires au bureau de l'ANIC/Gbadolite pour un éventuel contrôle.

Liberté d'expression, JED condamne les de l'ANR. L'ONG Journaliste en danger condamne l'intervention musclée des agents de l'Agence nationale des renseignements (ANR) dans les locaux de Radio Liberté à Kisangani, en Province Orientale. Dans un communiqué de presse rendu public, cette ONG de défense des droits des journalistes affirme que 3 agents de l'ANR ont fait irruption le même jour au studio de Radio Liberté pour interrompre l'émission " Académie Plus ". Deux des trois invités ont été amenés. L'ANR Kisangani les accuse d'inciter au sabotage des institutions provinciales. Le secrétaire général de JED, Tshivis Thivuadi, dénonce un abus de pouvoir.

Lundi 1er mars.

Equateur: les Enyele occupent Makanza, sans combats. Les insurgés Enyele occupent de puis le week-end Makanza, localité à 200 km en amont de Mbandaka, sur le fleuve Congo. L'information a été confirmée ce lundi matin par le gouvernement provincial. Mme Rebecca Ebale, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement provincial explique : Nous confirmons la présence des insurgés Enyele dans le territoire de Makanza depuis le samedi dernier. Ils sont entrés sans combats avec l'armée nationale qui, du reste, il faut signaler, n'a pas une forte présence dans cette cité, de même que la police nationale. Il s'agit en fait des insurgés en fuite de Bomongo où ils sont chassés par les forces loyalistes, les FARDC. Donc, bien qu'étant à Makanza, ils ne sont pas structurés et vu les dispositifs qui sont en train d'être mis en place pour leur traque, nous leur lançons un ultimatum et leur demandons de désarmer et de se rendre à l'armée nationale pour éviter de se faire déloger de force. La ministre demande par ailleurs aux populations locales de se désolidariser des Enyele. Elle rassure toute la population de l'Equateur que les FARDC sont en train de prendre des dispositions pour faciliter le trafic sur le fleuve. (Radio Okapi)

Ruzizi : pluies diluviennes, près de 700 maisons détruites. De fortes pluies se sont abattues ce week-end dans plusieurs groupements de la collectivité chefferie de la plaine de la Ruzizi. Elles ont détruit près de 700 habitations. Le chef de cette juridiction a lancé un cri d'alarme ce lundi. Selon ce chef, les dégâts sont énormes à Luberizi centre, à Kakamba, à Kabunambo, à Ndunda et à Kagando. Pour la plupart de ces maisons, les toitures ont été emportées, pour d'autres, une partie a été écroulée, d'autres encore ont été rasées complètement. La même source a indiqué que plusieurs familles sont sans abri, d'autres hébergées dans des familles d'accueil.

Conditions précaires pour plus de 500 familles des retournés de Kasoko et Kashebere. Plus de 350 familles dont deux cent à Kashebere dans le territoire de Walikale et cent cinquante à Kasopo dans le Masisi, constituées essentiellement de retournées, vivent dans l'extrême pauvreté. Absence d'activités agricoles, pillage des champs, du reste des semences et de bétail par les forces et autres groupes armés, tout cela a aggravé la situation alimentaire dans ces deux régions. Faute d'aliments appropriés, ces populations recourent parfois aux tubercules sauvages pour se nourrir. Le chef de localité de Kasopo, André Katimbira explique: Nous avons besoin des semences parce que nous revenons du déplacement à Nyabiondo, à Masisi et ailleurs. Alors, nous souhaiterions que les ONGs puissent nous venir en aide pour que nous ayons au moins de quoi donner à nos enfants pour qu'ils ne meurent pas de faim. Dans le secteur de Kashebere, la situation est la même. Néanmoins, les habitants retournés vivent encore grâce au marché hebdomadaire organisé tous les mercredis dans la cité. Les quelques habitants s'approvisionnent auprès des marchands venus de Masisi et Walikale-centre grâce au troc. Les responsables coutumiers appellent à la mise en place des mécanismes d'intervention urgente dans ces deux régions pour éviter, selon eux, une dérive humanitaire. (Radio Okapi)

Buluo : la Monuc satisfaite de l'amélioration des conditions de détention. Une mission de la section des Droits de l'Homme de la Monuc s'est dit satisfaite de l'amélioration des conditions de détention à la prison de Buluo, située à 5 km de Likasi. Elle a fait ce constat dimanche, à l'issue de la visite. Les cellules sont propres et aérées. Les 204 détenus sont nourris grâce à la subvention mensuelle d'un million de Francs congolais, don du gouvernement provincial. En outre, les détenus s'adonnent à des travaux d'autofinancement. Ils produisent une bonne quantité de soja et de haricots. Seule fausse note : la prison manque de moyen de transport pour acheminer les malades à l'hôpital. Le directeur de la prison est parfois obligé de débourser de sa poche pour des cas d'urgence.

Pollution de l'air, quels sont les dangers. En RDC, plusieurs endroits sont pollués par les activités de l'homme. A Kinshasa, par exemple, les immondices et autres détritus jonchent les rues, les véhicules qui dégagent en longueur des journées de la fumée et certaines usines déversent des déchets toxiques dans des rivières. Cette réalité entraîne des conséquences : la pollution de l'air que nous respirons à la base de beaucoup de maladies.

Plainte à l'encontre du lieutenant-colonel Innocent Zimurinda. Cinquante organisations congolaises de défense des droits humains et de la société civile, ainsi que Human Rights Watch, ont déposé aujourd'hui une plainte formelle contre le lieutenant-colonel Innocent Zimurinda, un officier supérieur de l'armée basé dans la province du Nord Kivu, dans l'est de la RDC. La plainte formelle de quatre pages décrit une litanie de violations graves - y compris des massacres de civils, des exécutions sommaires, des viols et des recrutements d'enfants - commises par des troupes sous le commandement de Zimurinda de 2007 à nos jours. Les groupes ont demandé la suspension immédiate de Zimurinda et son renvoi du Nord Kivu en attendant le résultat des enquêtes judiciaires. La plainte a été adressée au général Amuli Bahigwa, l'officier en chef des opérations de l'armée congolaise dans l'est du Congo. Les groupes congolais ont déclaré que les exactions se poursuivaient sous le commandement de Zimurinda, y compris avec sa participation directe. " Nous avons pris cette mesure inhabituelle de déposer conjointement une plainte officielle contre le lieutenant-colonel Zimurinda parce que nous ne pouvons plus tolérer les exactions qu'il continue de commettre contre les civils ", a déclaré Joseph Dunia de Promotion de la démocratie et Protection des droits humains (PDH). " Nous craignons que ces attaques contre les civils continuent à moins qu'une action d'urgence ne soit prise par les autorités pour le suspendre et enquêter sur lui. ". En octobre 2009, le Rapporteur spécial des Nations Unies sur les exécutions extrajudiciaires a cité désigné Zimurinda comme étant l'officier responsable du massacre de réfugiés rwandais hutus par l'armée congolaise à Shalio Hill et ses environs, dans le Nord Kivu en avril 2009. En 2009, Zimurinda a participé à des opérations de l'armée congolaise soutenues par l'ONU dans l'est du Congo, sous le nom de Kimia II. Si aucune action n'est entreprise pour le suspendre de ses fonctions, il est susceptible de jouer un rôle dans de nouvelles opérations de l'armée congolaise soutenues par l'ONU, sous le nom d'Amani Leo, annoncées en janvier 2010. (Human Rights Watch)

Mardi 2 mars.

Bukavu: Pierre Jacquemot parle de la contribution de la France à la CEPG. L'ambassadeur de la France en RDC, Pierre Jacquemot, a animé ce mardi une conférence-débat à l'Université catholique de Bukavu, sur la contribution de son pays à la reconstruction dans les pays de Grands Lacs, et notamment à la CEPGL (Communauté économique des pays des Grands Lacs). Son adresse a tourné autour de ce que la France compte apporter en particulier dans la reconstruction de la partie Est de la RDC. D'après l'ambassadeur Pierre Jacquemot, l'essentiel porte sur la coopération régionale entre les 3 pays membres de la CEPGL. Il a déclaré : Nous sommes convaincu que si on intensifie cette collaboration des trois pays autour des projets communs, c'est de nature à pouvoir renforcer la paix qui est en train de s'instaurer dans cette région des Grands Lacs. Le diplomate français pense qu'il faut faire tout en même temps : Renforcer la sécurité, assurer la protection des populations mais en même temps donner de l'espoir à cette population en lui apportant des meilleurs services en matière de santé et d'éducation. Je crois qu'il faut le faire simultanément, les gens ne peuvent pas attendre indéfiniment qu'on améliore leur situation au prétexte qu'il y a encore une situation potentielle de conflit. (Radio Okapi)

Télévision numérique: la RDC déterminée à franchir le cap. Le gouvernement congolais a décidé et consenti les efforts nécessaires pour faire entrer le pays dans l'ère de la télévision numérique, a indiqué le ministre de la Communication et des Médias, Lambert Mende. L'exécutif national a déjà acheté douze émetteurs numériques. Trois sont déjà installés au centre d'émission de la RTNC à Kinshasa Binza, a précisé Angello Paretti, le patron de Télé Consult, entreprise italienne partenaire du gouvernement. La télévision numérique offre plusieurs avantages, notamment la robustesse et la qualité de l'image et du son, a commenté M. Paretti: Le numéro de programmes par fréquence passe de 1 à 6 et on peut y ajouter la radio ; de telle façon qu'on puisse écouter à la fois la radio et la télévision. Sur la même distance et avec la même puissance, on aura un signal deux fois plus élevé. Pour la RDC particulièrement, le projet va permettre de résorber 72 fréquences analogiques radio télévision. 20 fréquences seront restituées au Congo Brazzaville. Tous les opérateurs privés du secteur des médias sont appelés à numériser leurs installations. Ces derniers soulèvent, cependant, des préoccupations pour eux et pour les consommateurs : le coût de la numérisation, le coût d'accès aux émetteurs par eux et celui d'accès aux émissions numériques par les consommateurs. Ces préoccupations devraient trouver leurs réponses dans le projet de loi qui se trouve au Parlement. (Radio Okapi)

Kindu: cinq principes pour diminuer la mortalité infantile dans la province. C'est parti d'un constat fait par l'Unicef en 2007: 60 à 70% des décès infantile sur l'ensemble de la province de Maniema étaient attribués aux arrivées tardives (30 minutes après) dans les structures sanitaires. Pour réduire ce taux de mortalité, le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) recommande cinq principe qui sont en train d'être vulgarisés au cours d'un atelier de dix jours ouverts lundi à Kindu.

Kalehe: un comité de résolution des conflits à Buji. La communauté du groupement Buji, en territoire de Kalehe, vient de créer un comité de résolution des conflits. Selon un membre de ce regroupement, cette structure vient d'être mise sur pied suite aux multiples conflits fonciers observés entre les différentes communautés ethniques de ce territoire. Ces communautés, hutu, tutsi, hunde, havu, tembo et autres, se sont ainsi réunies autour d'une table. Ce qui a débouché sur la création de ce comité de résolution des conflits.

Bukavu: EPSP, contrôle des effectifs des enseignants du secteur public. Le gouvernement provincial du Sud Kivu va procéder à partir de jeudi, par le ministère provincial de l'Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP), au contrôle physique des effectifs des enseignants du secteur public de cette province. Une vingtaine de cadres du ministère suivent, pour cela, une formation à l'Institut d'Ibanda. Ils échangent sur une série de recommandations relatives aux outils de travail sur ce contrôle physique. Selon le ministre provincial de l'EPSP, l'opération va commencer d'abord à Bukavu compte tenu des moyens financiers limités. Elle s'étendra ensuite sur le reste du territoire. Et c'est avec le concours du CECOP, service technique de la division de l'EPSP qui s'occupe du contrôle physique.

Kasindi: le banditisme grandissant, les commerçants en grève. Ces commerçants protestent contre la persistance du banditisme dans leur milieu. Selon eux, l'Etat reste impuissant face à l'insécurité, les services de sécurité civile comme militaires sont complices avec les bandits. Plus de dix cas de cambriolage ont été commis depuis le début de cette année à Kasindi et dans la cité voisine de Lubirihya. Les coopératives d'épargne et les maisons de transfert d'argent ne sont pas épargnées non plus, affirment les grévistes. A tout ceci s'ajoute une dizaine de pillages des véhicules sur la route Kasindi -Beni. Les commerçants revendiquent, dans un mémorandum remis ce lundi au chef de poste administratif local : Nous exigeons la permutation des responsables de services de sécurité civile et militaire, la relève des policiers et militaires commis à la sécurisation de la cité de Kasindi. Le chef de poste a, de son côté, demandé aux commerçants de reprendre leurs activités. Il leur a promis de transmettre leurs doléances à l'administrateur de territoire. Ce mardi, les activités commerciales n'ont toujours pas repris à Kasindi. Cependant, cette grève des commerçants n'affecte pas les activités de la douane qui fonctionnent normalement. (Radio Okapi)

Zongo: pluie torrentielle, 800 sans abri et dégâts matériels importants. Une grande pluie s'est abattue samedi et dimanche dernier à Zongo, au nord-ouest de la province de l'Equateur. Elle a occasionné plusieurs dégâts matériels et fait 800 personnes sans abri. Aucune assistance humanitaire jusqu'à présent n'est accordée aux victimes. Toutefois, la mairie de Zongo et une ONG locale se démènent pour soulager la souffrance des sinistrés.

Kinshasa-Bujumbura : les ambassadeurs reprennent leurs postes chez le voisin. Leandre Amuri Bagengwa Mubusa est le premier ambassadeur du Burundi détaché en RDC depuis 15 ans. Son arrivée à Kinshasa est intervenue lundi quelques mois après le rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays. M Amuri a déclaré qu'il travaillerait à la consolidation des relations de "bon voisinage" entre les deux pays. En octobre 2009, c'est Salomon Banamuhere qui avait été nommé nouvel ambassadeur de la RDC au Burundi. Les rapports diplomatiques des deux pays avaient été suspendus dans les années 1990 du fait de tensions alimentées par la guerre civile au Burundi et le rôle de groupes rebelles originaires du pays voisin dans l'Est du Congo. La situation s'était par ailleurs détériorée pendant ladite Guerre mondiale d'Afrique, qui, de 1998 à 2003, a opposé Kinshasa et ses alliés aux forces armées rwandaises et ougandaises ainsi qu'à plusieurs bataillons burundais. Cette tragique situation régionale avait généré d'innombrables réfugiés et déplacés. Il y a quelques mois, le nombre de réfugiés congolais et burundais présents dans les camps du Nord-ouest de la Tanzanie est descendu pour la première fois depuis 1995 en-dessous de la barre des 100.000. (Misna)

Mercredi 3 mars.

PPTE: le FMI à Kinshasa pour une évaluation à mi-parcours. Une délégation du Fonds monétaire international est arrivée mardi à Kinshasa pour une mission de travail qui va aller jusqu'au 18 mars prochain. L'objet de cette mission est de procéder à une première évaluation du programme économique de la RDC, tel qu'il a été conclu l'année dernière avec cette institution financière internationale. C'est des résultats de cette évaluation que dépendra l'éligibilité ou non de la RDC à l'initiative PPTE (Pays pauvres très endettés) dont l'aboutissement du processus sera l'annulation de plus de 90% de sa dette extérieure. Celle-ci est estimée aujourd'hui à 12 milliards de dollars américains. Si cette évaluation s'avère positive, le Congo pourra également bénéficier d'un bonus supplémentaire dans le cadre du programme conclu l'année dernière avec les institutions de Breton Woods. Côté gouvernement congolais, le ton est à l'optimisme. Selon le Premier ministre Adolphe Muzito lui-même, la RDC n'a jamais été aussi proche du point d'achèvement de l'initiative PPTE. Une autre note optimiste, c'est l'annulation, par le Club de Paris, il y a peu, de plus d'un milliard de dollars américains. (Radio Okapi)

Les domiciles de trois députés provinciaux cibles d'attaque armée à Kindu. Les domiciles des députés Akimus, Dauda, et Saleh Lukanda, ont été la cible des coups de feu tirés pendant la nuit de mardi à mercredi aux quartiers 3 Z et Kasuku dans la commune de Kasuku. Ces députés figurent parmi les sept signataires de la motion de censure contre le gouverneur du Maniema, Didi Manara. Il n'y a pas eu de perte en vies humaines. Mais, dans certaines habitations, portes, fenêtres et lits ont été touchés par balles. Le cachot de la Police nationale congolaise (PNC), au niveau du bureau du Groupe mobile d'intervention, a aussi été touché. L'événement coïncide avec la présence, depuis mardi dans ce lieu carcéral, de la comptable du gouvernorat, arrêtée pour disparition d'argent à la caisse, et du frère cadet du député Akimus. Ce dernier est poursuivi pour avoir été surpris avec un long couteau dans l'hémicycle de l'Assemblée provinciale, lundi. (Radio Okapi)

Mbuji-Mayi: Journée internationale de la femme, les préparatifs vont bon train. Depuis lundi, une forte mobilisation est observée dans la ville de Mbuji-Mayi en perspective de la commémoration de la Journée internationale de la Femme. Des associations féminines, l'état-major de la police et la division provinciale du Genre multiplient des activités réunissant les femmes. L'inspection provinciale de la police a rassemblé des centaines des policières et des épouses des policiers pour donner une marque particulière à la journée du 8 mars. L'inspecteur provincial de la police affirme que c'est une façon de pousser les policières et toutes les épouses de policiers à se liguer avec les autres associations féminines. Ceci pour que la voix de la femme soit entendue par tous dans la province et à travers le monde. Les policières et femmes des policiers ont reçu des pagnes pour la fête du 8 mars. Ailleurs, la division provinciale du Genre réunit diverses associations féminines pour qu'elles s'apprêtent au défilé et à la séance de sensibilisation prévue pour cette Journée internationale. La même mobilisation est également observée dans les écoles et universités de la place. Cette année, le mois de la femme est célébré sous le thème: " "Droits égaux, opportunités égales: progrès pour tous". (Radio Okapi)

2000 nouveaux gardes nécessaires pour protéger les espèces menacées. Le nombre actuel des gardes des parcs de la RDC s'élève à 3000. Un chiffre insuffisant pour mieux protéger différentes espèces du patrimoine congolais, selon l'administrateur délégué général de l'Institut congolais pour la conservation de la nature, ICCN. Cosma Wilungula plaide pour l'ajout de 2 000 nouveaux gardes. Cosma Wilungula affirme que 95% des gardes des parcs congolais actuels sont formés dans les académies militaires internationales. Mais ils sont peu nombreux et mal équipés pour faire face au braconnage grandissant, affirme-t-il. Parmi les 3000 gardes actuels, seuls 2000 sont rémunérés par l'Etat congolais, les autres étant considérés comme des nouvelles unités, poursuit la source. La plupart de braconniers détiennent des armes sophistiquées comme des lance-roquettes, d'après l'ADG de l'ICCN. Face à ces braconniers, les gardes des parcs sont dépourvus d'armes et des munitions. Cette situation dure depuis plus de 10 ans, s'est plaint Cosma Wilungula. A l'en croire, l'ICCN n'a plus été doté en armes par le gouvernement congolais depuis bien longtemps. L'ICCN a transmis plusieurs mémorandums au ministère de la défense pour demander l'équipement approprié, sans succès, d'après Cosma Wilungula. La RDC compte au total sept parcs nationaux et cinquante sept réserves et domaines de chasse. Cinq aires protégées figurent dans la liste du patrimoine mondial de l'Unesco et représente environ 11% du territoire congolais, soit 250000 Km². (Radio Okapi)

Un minibus criblé des balles sur l'axe Goma-Sake, 2 blessés. Des bandits armés en tenues civiles ont attaqué un minibus de transport en commun mercredi matin, au niveau de Kasengetse, à deux km demi de Sake. Deux voyageurs blessés, l'un au ventre et l'autre à la jambe suivent des soins à l'hôpital de référence de Kirotse, près de Sake.

Sud-Ubangi: la route Budjala coupée en deux. Le pont jeté sur la rivière Endeke à 40 km de Gemena sur la route de Budjala s'est écroulé. Difficile pour les habitants du village Bobanya et d'autres populations établies le long de cette route d'évacuer leurs produits agricoles vers Gemena-centre et le Port d'Akula. Les camions ne peuvent pas traverser la rivière. Les conducteurs des motos et des vélos déchargent leurs bagages avant de passer. Les piétons retroussent pantalons et pagnes avant de traverser la rivière.

Nord-Kivu : un chef rebelle se livre aux autorités. Le chef du groupe rebelle du Pareco, le général Kakule Sikuli alias La Fontaine, s'est livré aux forces armées à Goma. La Fontaine a annoncé que ses combattants le rejoindraient dès que le gouvernement communiquerait un plan pour leur réinsertion au sein de l'armée. Les membres du Pareco avaient pris les armes en 2007 sous le commandement d'officiers dissidents pour combattre l'ancienne rébellion du Cndp de Laurent Nkunda, qui était active au Nord-Kivu. En désaccord avec le gouvernement, La Fontaine s'était dissocié du processus de paix entrepris avant la signature de l'accord de Goma. La reddition du chef rebelle pourrait comporter des impacts positifs sur la stabilité de la région, bien que l'intégration des combattants au sein des forces régulières au Congo ne soit pas toujours allée de pair avec la protection des civils. (Misna)

Jeudi 4 mars.

Le mandat de la Monuc change à partir du 1er juin 2010. La question de la reconfiguration du mandat de la Mission des Nations unies en RDC (Monuc) a été au centre des discussions mercredi entre le Secrétaire général adjoint de l'Onu chargé des Opérations de maintien de la paix, Alain Le Roy, et le Premier ministre Adolphe Muzito. Le chef du gouvernement congolais a été informé par son hôte que le mandat de la Monuc changera à partir du 1e juin prochain. Au sortir de la séance de travail avec Adolphe Muzito, Alain Le Roy a précisé : Comme le Conseil de sécurité de l'Onu me l'a demandé - en accord avec les autorités congolaises - nous discutons de la reconfiguration de la Monuc. Nous allons soumettre au Conseil de sécurité un rapport pour le 1er avril. Ensuite, celui-ci devra débattre et décider d'un nouveau mandat pour la Monuc. Une Monuc reconfigurée à partir du 1er juin de cette année. Alain Le Roy espère que les deux parties en discussions vont trouver un accord sur les modalités de cette reconfiguration. A l'en croire, la reconfiguration et le désengagement de la Monuc seront orientés en particulier dans les zones où la paix est clairement installée. Ceci n'est pas encore le cas dans l'Est où des opérations militaires sont en cours, a expliqué Alain Le Roy. Il précise : Il y a des opérations en cours. Certaines se font par les Fardc appuyées par la Monuc. Mais, il est clair qu'en dehors des provinces de l'Est, la question se pose très différemment. Et c'est là-dessus qu'on peut, tout à fait, envisager le retrait des forces militaires qui ne sont pas situées dans l'Est du pays. Un groupe de travail va être formé du côté de la Monuc et du gouvernement pour entrer dans les détails de délai, de calendrier, a laissé entendre le diplomate onusien. Ce processus aboutira très rapidement un accord, espère Alain Le Roy. Des très bonnes relations. La Monuc est présente en RDC depuis 1999. En séjour à Mbuji-Mayi (centre de la RDC) en novembre 2009, le président Joseph Kabila avait affirmé que son gouvernement entretient de bonnes relations avec la Monuc, réitérant par la même occasion la demande du retrait progressif des forces onusiennes de la RDC. Répondant à une question de radiookapi.net au cours d'une conférence de presse dans sa résidence, Joseph Kabila avait déclaré: Quand la Monuc va-t-elle partir? Je ne sais pas, mais on a des très bonnes relations. Des contradictions ici et là, mais pour le moment on a des très bonnes relations avec la Monuc. Le mandat de la Monuc sera encore renouvelé pour 6 mois à partir du mois de décembre. Le souhait du gouvernement congolais est de voir un plan de désengagement de la Monuc avant le 30 juin 2010, parce que nous pensons, et c'est le cas, depuis le début de cette année, qu'il y a une amélioration nette de la situation sécuritaire à l'Est du pays. Décembre 2009, le Conseil de sécurité de l'Onu avait prolongé le mandat de la Monuc jusqu'au 31 mai 2010, avec une possibilité de rallonge d'une année. (Radio Okapi)

Bosobolo: le village Bosongbandi réduit en cendres. Bosongbandi, un village situé à 155 km de Gbadolite, dans le territoire de Bosobolo, district du Nord-Ubangi, est entièrement incendié et tous ses habitants, réfugiés dans la brousse. La police territoriale de Bosobolo étant débordée, le commissaire de district du Sud-Ubangi, Victor Malungila, est descendu, mercredi, sur les lieux avec des renforts de la police pour calmer la situation. A l'origine de cette situation, le meurtre d'un jeune homme, qui a révolté les membres de sa famille et quelques habitants de Bosobolo-centre. Selon le député provincial Jean-Pierre Yenge, élu de la circonscription électorale de Bosobolo, tout est parti, vendredi 29 janvier, d'une dispute entre deux jeunes gens dans un lieu de deuil. La dispute a évolué en bagarre. L'un des bagarreurs a fendu le crâne de son adversaire avec un bâton. Et celui-ci est mort de cette blessure, le lendemain, à l'hôpital général de Bosobolo. En représailles, le village entier de Bosongbandi duquel le meurtrier est originaire a été incendié par les frères du défunt. Le meurtrier a été arrêté par la police et gardé au commissariat territorial de Bosobolo. (Radio Okapi)

Rutshuru: 15 enfants retrouvent leurs parents, 10 ans après. Quinze enfants, dont cinq filles, ont été remis à leurs parents, jeudi, par le Comité international de la croix rouge ougandais dans le groupement de Binza et dans la collectivité de Bwito en territoire de Rutshuru. Ces enfants étaient séparés de leurs parents, depuis une dizaine d'années, de suites des affrontements dans cette région. Ils vivaient dans les camps des réfugiés congolais de Tshangwali et Nakivale en Ouganda. Les responsables du CICR Ouganda ont indiqué qu'une centaine d'autres enfants vivent encore dans ces deux camps en Ouganda. Ils manifestent une résistance pour leur réunification familiale. Les uns disent craindre l'insécurité dans leur zone de retour et les autres, par contre, disent vouloir terminer leur année scolaire. Le but de ce processus de réunification familiale, entamé par le CICR, est de rétablir les liens familiaux entre les enfants et leurs familles. Près de 400 enfants ont été réunifiés par le CICR en 2009. (Radio Okapi)

Alan Doss salue la reddition du général Maï-Maï Kakule Lafontaine. Le Représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, Alan Doss, se dit satisfait de la reddition, le week-end dernier, du général Maï-Maï Kakule Sikuli Lafontaine. Alan Doss considère cela comme un geste encourageant en faveur de la paix en RDC, selon le porte-parole de la Monuc.

29 morts, bilan des affrontements de Makanza. La ministre provinciale de Communication et porte-parole du gouvernement provincial de l'Equateur, Rebecca Ebale, a publié, mercredi, le bilan des affrontements de mardi dans la localité de Makanza: 29 morts. Il s'agit de: 24 insurgés Enyele, 1 soldat Fardc, 3 policiers, 1 femme. Ces affrontements entre l'armée nationale et les insurgés Enyele ont abouti à la reprise de cette localité par les Fardc, a ajouté Mme Ebale, qui cite des sources militaires.

Un militaire Fardc fusille un homme à Faradje. Un homme a été tué par balles par un militaire des Fardc, mercredi, au village de Lagabe à 12 km de la cité d'Aba en territoire de Faradje. Le chef de cette cité précise que ce militaire s'était disputé avec la victime dans un débit de boissons avant le forfait.

Assassinat Didace Namujimbo, poursuite de l'instruction ce jeudi au tribunal militaire garnison de Bukavu. La requête de mise en liberté provisoire introduite par les avocats de certains prévenus a été rejetée par le tribunal. La décision a été annoncée avant le début de l'audience de ce jour. 14 prévenus sur les 15 poursuivis dans ce dossier comparaissent aujourd'hui. Le 15è est toujours en fuite. Pour rappel, le journaliste Didace Namujimbo a été assassiné à Bukavu par des hommes armés la nuit du 21 novembre 2008.

Vendredi 5 mars.

500 têtes d'érosions menacent Kinshasa. Les têtes d'érosions sont passées de 442 en 2009 à plus de 500 en 2010 à Kinshasa, a confirmé par le directeur technique de l'Office de voirie et drainage (OVD), Pacifique Kaozi, vendredi. Cette situation se justifie, selon lui, notamment par: le manque d'une politique cohérente de lutte anti- érosive, l'urbanisation anarchique et le manque de financement pour l'exécution des travaux de prévention.

Les populations de Kama et Wakabango se regardent en chiens de faïence. Un climat de méfiance mutuelle s'observe, depuis plusieurs mois, entre les populations voisines de Kama (Maniema) et de Wakabango (Sud-Kivu). Conséquences de cette escalade entre les deux entités, les commerçants et agriculteurs des deux provinces ne sont plus les bienvenus chez leurs voisins respectifs où ils sont, soit lourdement taxés, soit interdits de séjour. A la base de cette situation: la décision des opérateurs économiques de rompre le trafic aérien sur l'aérodrome de Kama-Bikenge au Maniema au profit de l'aérodrome de Shabunda-Lusenge dans le Sud-Kivu. Ils ont pris cette décision pour protester contre ce qu'ils ont appelé des tracasseries des agents des services étatiques du Maniema.
L'origine serait les mesures inconstitutionnelles prises par le gouverneur de province du Maniema lors de son itinérance à Kama. Il a interdit aux commerçants exerçant à Bikenge au Maniema de traverser à Lusenge dans la chefferie de Wakabango 1er au Sud-Kivu et vice-versa. Le président de la société civile de Kama demande aux deux gouverneurs de province de se rencontrer pour trouver une solution à ce problème d'intérêt économique, qui menace les relations des populations. (Radio Okapi)

Rutshuru: 28 OPJ prêtent serment. Vingt huit Officiers de la police judiciaire sont désormais reconnus comme OPJ à compétence générale, par le procureur de la République, devant qui ils ont prêté serment, jeudi à Rutshuru, 75 km au nord de Goma. Il s'agit des officiers qui ont réussi au test d'évaluation après avoir subi une formation de 10 jours, particulièrement axée sur la justice des victimes des violences sexuelles. Cette formation avait été donnée dans le but de relever le niveau des OPJ et de régulariser leur prestation. Durant 10 jours, ils ont appris des notions portant sur : la procédure pénale, les techniques d'enquêtes criminelles, l'audition et la protection des victimes des violences sexuelles, la protection des personnes arrêtées, le droit pénal général applicable en matière des violences sexuelles, etc. Sur 40 officiers sélectionnés pour ce recyclage, 28 seulement ont satisfait, indique le patron de la PNC au Nord-Kivu, le colonel Ngoy Sengelwa. (Radio Okapi)

"Fétiches et minerais" vendredi soir à la Halle de la Gombe. Ce documentaire du réalisateur belge Thierry Michel a été réalisé en 2009. "Katanga, la guerre du cuivre", une version actualisée Katanga business a été projeté jeudi à la Halle de la Gombe, à Kinshasa.

Kenya Airways en perte de vitesse à Kisangani. Quatre mois après le lancement de son trafic aérien à partir de l'aéroport international de Bangboka à Kisangani, la société Kenya Airways est en difficulté. Des trois vols hebdomadaires vers l'Asie au début, la fréquence de la desserte est actuellement de deux vols hypothétiques hebdomadaires. La réduction des fréquences des vols de Kenya Airways serait consécutive à la diminution du nombre des passagers, selon le gérant de la SABC. Willy Likunde affirme que les clients de cette compagnie affichent de plus en plus une préférence pour le transport par route jusqu'à Kampala, en Ouganda. De là, ils s'envolent vers les pays asiatiques pour leurs transactions commerciales. Ce détour coûte moins cher qu'un vol pris directement à partir de Kisangani, affirment quelques commerçants. Le président de la Fédération des entreprises du Congo, FEC/Kisangani estime plutôt que les passagers congolais fuient les tracasseries administratives de l'immigration et de la douane à l'aéroport international de Bangboka. Pour éviter que Kenya Airways n'arrête définitivement son trafic international à partir de Kisangani, la SABC envisage de négocier des vols cargo avec affrètement dans le chef-lieu de la Province Orientale. Willy Likunde affirme que cette solution offrirait des prix alléchants aux commerçants et les inciterait à revenir vers Kenya Airways. (Radio Okapi)

Rutshuru: un officier de Fardc réclamé en justice. La société civile de Kibirizi, au nord-ouest de Goma, exige l'arrestation d'un policier et de son commandant. Ces derniers sont accusés de coups et blessures sur un enseignant de l'institut Monseigneur Ngabu de Kibirizi, le 30 janvier. L'incident est survenu lorsque les élèves de cet institut manifestaient contre le chauffeur d'un véhicule commercial qui avait refusé de s'arrêter pendant que ceux-ci chantaient l'hymne national. Le commandant et le policier avaient reçu l'ordre de tirer dans la foule. La victime, elle, est toujours internée à l'hôpital général de Rutshuru, indique la même source. Les responsables de la police à Rutshuru indiquent que le coup de balle était parti accidentellement, au moment où les élèves tentaient de ravir l'arme à un policier.

Ituri: 5 900 victimes de violences sexuelles assistés. Plus de 5 900 victimes de violences sexuelles ont bénéficié en 2009 d'une prise en charge médicale gratuite, a déclarée vendredi, un cadre du bureau de l'Unicef en Ituri. Cette prise en charge est assurée par l'ONG internationale COOPI grâce à l'appui financier de l'Unicef. Pour le bureau de l'Unicef, la problématique de la violence sexuelle dans ce district de la Province Orientale demeure encore un fléau à combattre.

La Monuc récupère 24 enfants Maï Maï Kifuafua à Bukavu. La section protection de l'enfant de la Monuc Bukavu a séparé ces 24 enfants qui étaient associés à l'ancien groupe armé Maï Maï Kifuafua du général Delphin Bahenda. C'était au cours du processus d'intégration des éléments de ce groupe dans les FARDC à Hombo dans le territoire de Walikale au Nord Kivu. 16 enfants parmi les 24 ont été transférés au Sud Kivu. Pour le moment, ils sont placés dans une structure d'encadrement transitoire pour leur prise en charge en attendant la réunification familiale. Les 8 autres ont été directement remis à leurs familles au Nord Kivu. Parmi ces enfants, on dénombre 6 filles.

La pluie ravage champs et maisons à Walungu. Ces dégâts sont survenus jeudi dans 4 groupements du territoire de Walungu dans le sud Kivu. A la base, une forte grêle qui s'est abattue sur ce territoire. Autre dégât signalé: la destruction du pont situé dans la plantation de Gombo.

Bukama: crue du fleuve Congo, 2 quartiers inondés et 6 000 sans abris. Près de 6 000 personnes sont sans abris dans le territoire de Bukama, district du Haut Lomami. Leurs maisons sont sous eaux. La calamité frappe une dizaine de villages situés le long du fleuve et le quartier Kisanga wa Bioni de la cité de Bukama. Dans ce quartier, 3 000 ménages sont frappés. Les autorités locales affirment que ces chiffres pourraient être revus à la hausse, puisque le fleuve Congo continue à monter de niveau à cause notamment de fortes pluies qui continuent à s'abattre dans la région.

Samedi 6 mars.

Nord Kivu: le Starec prépare la réintégration des réfugiés et déplacés. Des comités locaux permanents vont être créés à cet effet. Cette recommandation a été faite vendredi à Goma à l'issue de la première assemblée plénière de la commission technique paix et réconciliation du Programme national de stabilisation et reconstruction, Starec. Les comités locaux permanents devront préparer et faciliter l'accueil des réfugiés et des déplacés qui rentrent progressivement dans leurs milieux d'origines. Les comités locaux permanents sont aussi appelés à assurer un climat de concorde et d'acceptation mutuelle entre les personnes retournées après un refuge ou un déplacement et les populations locales. Le gouverneur de province a exprimé sa satisfaction pour la tenue de cette assemblée plénière. Julien Paluku a souhaité voir les clivages ethniques bannis au Nord Kivu. Il a exhorté les participants à promouvoir le sentiment d'appartenance à une seule province, le Nord Kivu.

Mwando Nsimba et Didier Etumba à Mbandaka pour évaluer la situation sécuritaire. Le ministre de la défense nationale et le chef d'état major général des Fardc évalueront aussi les conséquences de la désolation causée par des insurgés Enyele à l'Equateur notamment dans les territoires de Kungu, Bomongo et de Makanza, selon le porte-parole de la troisième région militaire.Le gouverneur de l'Equateur, Jean-Claude Baende a déploré l'insuffisance des effectifs des forces de l'ordre dans sa province, notamment dans des localités qui seraient sous menace des insurgés et celles qui sont déjà récupérées par les forces loyalistes.

Plus de 47 tonnes de mélamine au port de Matadi. Deux containers de 20 pieds chacun contenant de mélamine estimée à plus de 47 tonnes sont immobilisés au port de Matadi, selon le chef d'antenne chargé de contrôle sanitaire des produits chimiques à cette frontière. M. Bulangimbi précise que ce produit n'est pas officiellement saisi mais reste bloqué pour raison d'enquête. Il rappelle que la mélamine avait causé la mort de 4 bébés en Chine en 2008 et provoqué des maladies à des dizaines des milliers d'enfants chinois qui avaient consommé du lait contenant de la mélamine. Le responsable de l'agence Méga transit, chargé du dédouanement de cette cargaison, demande aux services de l'OCC et de l'hygiène aux frontières d'acheminer tout de même la cargaison à Kinshasa où se trouverait le propriétaire de la marchandise.

Dungu: le PAM nourrit plus de 6000 ménages. Le Programme alimentaire mondial, PAM, a distribué jeudi et vendredi des vivres à plus de six mille ménages des déplacés de guerre, des retournés et des personnes vulnérables dans le territoire de Dungu, en Province Orientale. Ces vivres sont constitués de farine de maïs, haricots, huile végétale et sel. Ils ont été distribués dans les localités de Kiliwa et Kpaika, respectivement à 45 et 65 Kilomètres au Nord de Dungu.

Dungu: deux mineurs enlevés par la LRA toujours introuvables. On n'est toujours sans nouvelles des deux mineurs enlevés par les rebelles ougandais de la LRA le 21 février à Nambili. La société civile de Dungu, indique que les rebelles de la LRA ont également pillé le même jour les produits agricoles des habitants de la localité de Nakale, à 105 km au Nord de Dungu, sans faire de victimes.