Poème de Yves Pauwels,
Pour ce temps de Carême
Le Bon LarronDeux bandits de grand chemin
Comme il y en a tant dans nos cités
Furent crucifiés,
L'un à sa droite, l'autre à sa gauche.Pour échapper à sa peine
Le premier voulut encore négocier :
" N'es-tu pas le Messie ?
Alors, sors -nous de cette galère ! "Le second lui répliqua :
" T'as pas honte ?
Nous détenons ce que nous avons mérité
Tandis que pour lui le procès était faussé ! "Et au Seigneur : " Jésus, quand tu seras de l'autre côté
Pense à moi, du calvaire ton associé ! "Entendre de la bouche d'un brigand
Qu'il était innocent,
Plut au Seigneur.
En plus, qu'il reconnaissait ses propres crimes,
Lui allait droit au cur.Aussi il lui dit :
" Aujourd'hui,
Tu seras avec moi au Paradis. "Il y en a qui détournent, volent et violent
Ça n'a pas de nom !
D'autres tuent et assassinent,
Se font élire président
En truquant les élections.Les uns, au procès,
Même pour des crimes contre l'humanité,
Se clament innocents
Comme des enfants.Leurs yeux sont aveuglés,
Leur mensonge demeure,
Leur avenir n'a pas d'avenir
Dans la contre- violence ils vont périr.D'autres au moins reconnaissent
Qu'ils ont fait la pluie et le beau temps,
Sur le dos de braves gens.Leur sincérité les a ouvert les yeux
Et pour leur bonheur
Se remettent
À la miséricorde de Dieu.Ainsi va le monde :
Le mensonge rend aveugle et mène au péril,
Tandis que l'aveu libère
La vérité domine !
Bamako, Aout 2009Yves Pauwels
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