1. Dieu n'est propriété privée de personne
!
2. La Sainteté n'est propriété d'aucune
religion !
La Première Tâche
" Notre première tâche en approchant Un autre
peuple, Une autre culture, Une autre religion consiste à
enlever ses chaussures car l'endroit que nous approchons est
SAINT. Autrement, nous pourrions nous trouver en train de piétiner
les rêves d'une autre personne. Pire encore, nous pourrions
oublier que DIEU était déjà là avant
notre arrivé. " (Max Warren)
* * *
3. Dieu seul et son Royaume sont absolus. Tous les restes sont
relatifs ! (Paul VI, EN, 8)
4. Plusieurs choses sont précieuses sur la terre, certaines
sont saintes, l'humanité constitue le saint de saints
! (Abraham Joshua Heschel )
* * *
Ne mêlons pas Dieu à nos conflits humains. Laissons
Dieu à être Dieu et ne nous prenons pas trop vite
pour ses envoyés ou pour les exécuteurs de ses
jugements. Le jugement ne nous appartient pas. (Clavérie)
* * *
5. Lorsque la religion, l'état et la terre se confondent,
les autres n'ont plus qu'à s'effacer ou à se soumettre.
(Clavérie)
* * *
6. Chaque religion porte en elle le germe de totalitarismes
possibles ! (Clavérie)
" Je suis persuadé que l'humanité est pluraliste.
Et lorsque nous prétendons posséder la vérité
ou parler au nom de l'humanité, nous tombons dans le
totalitarisme et l'exclusion
Personne ne possède
la vérité ; chacun est à sa recherche.
Je crois qu'il y a un Dieu mais je ne prétends pas posséder
ce Dieu
On ne possède pas Dieu. On ne possède
pas la vérité et j'ai besoin de la vérité
des autres qui la cherchent. C'est là mon expérience
au contact de milliers d'Algériens dont je partage l'existence
et dont les questions sont devenues mes questions. (Clavérie,
dans Les Cahiers du Sud, Janvier, 1996 (95 ?)
* * *
7. J'aime toutes les religions, mais je suis amoureuse de la
mienne. (Mother Thérèse )
8. La meilleure religion est celle qui rend la personne humaine
meilleure. (Dalaï-lama )
" Il n'y a ici-bas de sacré que l'homme, image et
ressemblance de Dieu. L'espace n'est sacré que par l'homme
qui l'habite. Plus encore qu'une frontière, la dignité
de cet homme et la justice à son égard délimitent
un lieu saint et fondent une action politique. L'espace peut
être sacralisé et l'homme y mourir en esclavage,
affamé, exploité et méprisé. Les
lieux ne valent que par la manière dont les hommes les
habitent. " (Clavérie)
* * *
9. Aucune religion n'est une île ! (Abraham Joshua Heschel)
10. Sans la paix entre les religions, il ne peut y avoir la
paix dans le monde ! (Hans Kung )
Toute prière authentique est suscitée par l'Esprit
Saint qui est mystérieusement présent au cur
de tout homme. " (J. Paul II, aux Cardinaux de Curie, Déc.
22, 1986)
La Première Tâche.
" Nous sommes invités, avec force, à aborder
tout homme, toute culture, toute religion, avec "sympathie
" dans le souci de connaître et de comprendre, pour
discerner l'action de l'Esprit Saint à l'uvre dans
l'histoire.
Nous devons donc veiller à ne pas nous laisser importer
par les jugements tout faits hérités d'une historie
mouvementée ou façonnés par une lecture
superficielle des événements. Rechercher et rejoindre,
pour autant qu'on le puisse, la vérité de l'autre
tel qu'il se veut : telle est la première tâche.
"
(Mgr Pierre Clavérie, Lettres et Messages d'Algérie,
p. 45)
11. Efficacité et fécondité ne sont pas
la même chose ! La fécondité est une vie
et non pas un chiffre ou un nombre. La religion est pour la
fécondité, pour la vie en plénitude et
non pas pour l'efficacité. (Jean Fisset, M.Afr.)
" Je viens parmi vous en pèlerin de la paix, et
en compagnon de voyage sur la route qui conduit au complet accomplissement
des plus profondes aspirations de l'homme. "
(J. Paul II, A des représentants de diverses religions
de l'Inde, Nov. 1999)
* * *
12. L'Eglise n'est pas au monde pour le conquérir ni
pour se sauver, elle, ses biens et son personnel. Elle est,
avec Jésus, liée à l'humanité souffrante.
(Clavérie)
13. Nous sommes un peuple des témoins et non pas de
définisseurs de Dieu ! (A.J. Heschel )
" Nous ne devons pas nous rencontrer comme de simples
touristes, mais comme des pèlerins qui vont chercher
Dieu, non dans des édifices de pierre, mais dans le
cur des hommes. L'homme doit rencontrer l'homme, les
nations doivent se rencontrer comme des frères et surs,
comme les enfants de Dieu "
(Paul VI, A des représentants de diverses religions
de l'Inde, Bombay, le 3.12.1964)
* * *
14. N'ayez pas peur des gens qui croient en Dieu, plutôt,
ayez peur des gens qui se croient être des dieux !
15. Quand la religion essaie d'expliquer (définir)
le monde, elle échoue ! Quand la religion essaie de
contrôler le monde, elle échoue ! Quand la religion
essaie d'échanger la vie, elle réussit ! (Rabbi
Jonathan Sachs. Great Britain )
" Tandis que nous marchions en silence, nous avons réfléchi
au chemin que parcourt la famille humaine : soit dans l'hostilité,
si nous ne savons pas nous accepter les uns les autres avec
amour ; soit comme une route commune vers notre haute destinée,
si nous comprenons que les autres sont nos frères et
nos surs. Le fait même que, de diverses régions
du monde, nous soyons venus à Assise est en soi un signe
de ce chemin commun que l'humanité est appelée
à parcourir. Ou bien nous apprenons à marcher
ensemble dans la paix et l'harmonie ou bien nous partons à
la dérive pour notre ruine et celle des autres. "
(Jean Paul II, 1986)
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Pensées à
méditer - 2 -
Pape Paul VI
Extraits du livre de Francesco Gioia : Le Dialogue
Interreligieux
dans l'Enseignement de l'Eglise Catholique (1963-1995). Boston
1997.
1. Toute religion nous élève vers l'Etre transcendant,
unique raison d'être de l'existence, de la pensée,
de l'action responsable, de l'espérance sans illusion.
Toute religion est une aube de foi. (art. 192)
2. Ne sommes-nous pas tous unis dans ce combat pour un monde
meilleur, dans cet effort pour procurer à tous ces biens
nécessaires pour remplir une destinée humaine
et vivre une vie digne des enfants de Dieu ?
C'est pourquoi nous devons nous rapprocher les uns des autres
non pas uniquement par les moyens modernes de communication,
la presse et la radio, les bateaux et les avions à réaction,
mais nous devons nous rapprocher par le cur, dans la compréhension
mutuelle, l'estimes et l'amour. Nous ne devons pas nous rencontrer
comme de simples touristes, mais comme des pèlerins qui
vont chercher Dieu, non dans des édifices de pierre,
mais dans le cur des hommes. L'homme doit rencontrer l'homme,
les nations doivent se rencontrer comme des frères et
surs, comme les enfants de Dieu. (art. 200)
3. Nous sommes tous enfants d'une seule et même famille
humaine, fils et filles du Dieu unique et c'est dans cet esprit
que, ensemble, nous ferons tous nos efforts pour que la terre
devienne un lieu vivable où tous les hommes puissent
jouir normalement de la création de Dieu. (art. 218)
4. Toute aspiration à la perfection tend vers Dieu.
(art. 257)
5. Il n'y a pas de dialogue possible sans une compréhension
approfondie de notre interlocuteur, ou, comme on se plaît
à dire aujourd'hui, de l'autre. Ce noble programme exige
un sens généreux de l'homme, un véritable
ascétisme ! Il est nécessaire de dépasser
les limites qu'imposent tout langage, les réflexes culturel,
même les polémiques et la méfiance, pour
s'ouvrir au dépassement de soi et à l'universalité.
(art. 295)
6. Nous souhaitons voir prochainement le jour où toutes
les religions uniront concrètement leurs efforts au service
de l'homme, de sa liberté, de sa dignité. (art.
297)
7. Nous ne pouvons omettre une allusion aux religions non chrétiennes
; celles-ci, en effet, ne doivent plus être considérées
comme des rivales, ni comme des obstacles à l'évangélisation,
mais comme un secteur de vif et respectueux intérêt
et d'une amitié future et déjà commencée.
(art. 317)
8. Tous, nous sommes en pèlerinages vers l'Absolu et
l'Eternel, qui seul peut satisfaire complètement le cur
de l'homme. (art. 319)

Pensées à
Méditer - 5 -
Pape Jean Paul II
1. Pour nous, croyants, l'origine de l'unique famille humaine
se trouve en Dieu. Nous pouvons attribuer à Dieu bien
des noms, sans jamais cerner complètement sa réalité,
car elle nous dépasse. Mais nous pouvons reconnaître
en Lui le Créateur, Vivificateur, Providence et Destin
suprême de l'homme. (art. 740)
2. Le Dieu vivant, créateur du Ciel et de la Terre et
Maître de l'histoire, est le Père de la grande
famille humaine que nous formons. Il veut que nous travaillions
ensemble pour la promotion humaine et le développement
à tous les niveaux, au service du bien commun, en assurant
le respect réciproque de la liberté religieuse
des personnes et des communautés. (art. 808)
3. La foi en Dieu en tant que Créateur de toutes choses
est un stimulant puissant à promouvoir un dialogue respectueux
entre les fidèles des diverses religions. (art. 657)
4. Notre Dieu est un Dieu de dialogue, qui depuis les origines,
s'est engagé dans un dialogue de salut avec l'humanité
qu'Il a créée, un dialogue qui continue aujourd'hui
et qui se poursuivra jusqu'à la fin des temps. (art.
744)
5. Rien plus que la foi ne nous rappelle que, si nous avons
un unique Créateur, nous sommes aussi tous frères
et surs ! (art. 797)
6. Les rapports de l'Eglise avec les autres religions sont
inspirés par un double respect : Respect pour l'homme
dans sa quête de réponses aux questions les plus
profondes de sa vie, et respect pour l'action de l'Esprit dans
l'homme. (art. 177)
7. La présence et l'activité de l'Esprit ne concernent
pas seulement les individus, mais la société et
l'histoire, les peuples, les cultures, les religions. En effet,
l'Esprit se trouve à l'origine des idéaux nobles
et des initiatives bonnes de l'humanité en marche. (art.
176)
8. L'action de l'Esprit qui, en tout temps et en tout lieu,
a préparé les âmes et dans les peuples la
rencontre du Dieu véritable, uvre encore maintenant
dans le cur des hommes, dans les cultures et dans les
religions. (art. 710)
9. Toute prière authentique est suscitée par
l'Esprit Saint, qui est mystérieusement présent
dans le cur de tout homme. (art. 177)
10. Ce qui semble rassembler et unir, de manière particulière,
les chrétiens et les croyants d'autres religions est
une reconnaissance du besoin de prière, en tant qu'expression
de la spiritualité de l'homme orientée vers un
Absolu. Même lorsque, pour certains, il est le Grand Inconnu,
il n'en reste pas moins toujours en réalité le
même Dieu vivant. Nous sommes sûrs que chaque fois
que l'esprit humain s'ouvre dans la prière à ce
Dieu Inconnu, un écho sera entendu de cet Esprit qui,
connaissant les limites et les faiblesses de la personne humaine,
prie lui-même en nous et pour nous en gémissements
inexprimables " (Rm 8 : 26). (art. 371)
11. La prière est le meilleur moyen qui peut unir toute
l'humanité. Elle dispose les personnes à accepter
la volonté de Dieu pour elles. Elle affecte aussi la
relation de ceux qui prient ensemble afin d'arriver ensemble
devant Dieu ; dans la prière, on peut plus ignorer ou
haïr les autres. Ceux qui prient ensemble découvrent
qu'ils sont des pèlerins et des chercheurs du même
but, des frères et des surs qui partagent la responsabilité
envers la même famille humaine, des enfants du même
Dieu et Père. ( 517)
12. Dans ce témoignage rendu au caractère absolu
du bien moral, les chrétiens ne sont pas seuls : ils
se trouvent confirmés par les sens moral des peuples
et par les grandes traditions religieuses et sapientielles de
l'Occident et de l'Orient, non sans une action intérieure
et mystérieuse de l'Esprit de Dieu. (art. 185)
13. Avec les religions du monde, nous partageons un profond
respect de la conscience et l'obéissance à la
conscience qui, à tous, nous apprend à chercher
la vérité, à aimer et à servir toutes
les personnes et tous les peuples, et, par conséquent,
à faire la paix entre les personnes et entre les nations.
(art. 543)
14. Un chrétien trouve plus grand intérêt
à observer des gens vraiment religieux, à lire
et écouter les témoignages de leur sagesse, à
avoir une preuve directe de leur foi, une foi qui fait qu'on
se souvienne des paroles de Jésus : " Chez personne
je n'ai trouvé pareille foi en Israël " (Mt
8 :10). (art. 332)
15. N'arrive-t-il pas parfois que la fermeté de la croyance
des membres des religions non-chrétiennes - effet elle
aussi de l'Esprit de vérité opérant au-delà
des frontières visibles du Corps mystique - devrait faire
honte aux chrétiens, si souvent portés à
douter des vérités révélées
par Dieu et annoncées par l'Eglise, si enclins à
laisser se relâcher les principes de la morale et à
ouvrir les portes à une morale permissive ? (art. 150)
16. L'évangélisation est un chemin à double
sens. Celui qui propose la Bonne Nouvelle invite les religions
non chrétiennes à découvrir le Christ,
mais il est aussi appelé, par les signes de la présence
de Dieu dans ces religions, à recevoir des éclairages
nouveaux sur des façons différentes de vivre en
homme, et donc avec Dieu. (art 636)
17. Dieu ne veut pas être l'idole au nom de laquelle
on tuerait d'autres hommes. Il veut au contraire que, dans la
justice et la paix, nous nous mettions ensemble au service de
la vie. Comme serviteurs de sa Vie dans le cur des hommes
et dans les communautés humaines, nous sommes tenus de
nous communiquer les uns aux autres le meilleurs de notre foi
en Dieu, notre Père commun. (art. 808)
18. Si les religions ou des groupes de leurs disciples se laissaient
aller à une sorte de fondamentalisme et de fanatisme
dans l'interprétation et la pratique de leurs fois respectives
en justifiant par des motifs religieux les luttes et les conflits
avec autrui, ce serait aberrant. S'il ya lutte digne de l'homme,
elle est contre le désordre de ses passions, contre toutes
les formes d'égoïsme, contre les tentatives d'asservissement
du prochain, contre toutes sortes de haine et de violence. En
un mot, elle est lutte contre tout ce qui est l'opposé
exact de la paix et de la réconciliation. (art. 735)
19. Le dialogue est fondé sur l'espérance et
la charité, et il portera des fruits dans l'Esprit. (art.
179)
20. Le dialogue tend à la purification et à la
conversion intérieure qui, si elles se font dans la docilité
à l'Esprit, seront spirituellement fructueuses. (art.
179)
21. Le dialogue est un chemin vers le Royaume et il donnera
sûrement ses fruits, même si les temps et les moments
sont réservés au Père. (art. 180)
22. Le fruit du dialogue est l'union entre les hommes et l'union
des hommes avec Dieu, qui est la source, celui qui révèle
toute vérité, et dont l'Esprit ne guide les hommes
vers la liberté que lorsqu'ils rencontrent les uns les
autres en toute honnêteté et amour. Par le dialogue,
nous permettons à Dieu d'être présent au
milieu de nous ; car lorsque nous nous ouvrons aux autres dans
le dialogue, nous nous ouvrons nous-mêmes à Dieu.
(art. 510)
23. Je suis pleinement convaincu que le temps est venu dans
l'histoire pour les adeptes des diverses religions de chercher
à exprimer un nouveau respect entre eux. Dans un monde
de plus en plus interdépendant, il y a un grand besoin
de dialogue et de coopération parmi les croyants afin
de construire l'avenir de la famille humaine sur la solide base
du respect pour l'inaliénable dignité de chaque
personne, d'une justice identique pour tous, de la tolérance
et de la solidarité dans les relations humaines. (art.
821)
24. Il n'est aucun groupe religieux qui ait les moyens de vivre
et d'agir dans l'isolement. Tout en respectant les convictions
religieuses les uns des autres, nous avons besoin de nous aider
mutuellement. La mission qui nous incombe aujourd'hui est de
vivre en paix et harmonie en respectant la dignité humaine
de tous. Dans cet effort le Dieu d'amour et de paix sera avec
nous. (art. 464)
25. Non seulement les chrétiens, mais les peuples de
toutes religions doivent faire face au défi d'apprendre
à comprendre les autres croyances et pratiques religieuses,
à résoudre les conflits dans la paix, à
développer l'estime et le respect entre ceux dont les
voies et les valeurs dont différentes. (art. 672)
26. Dans le monde d'aujourd'hui, il est plus important que
jamais que les hommes de foi mettent au service de l'humanité
leurs convictions religieuses, fondées sur la pratique
quotidienne de l'écoute du message de Dieu et de la rencontre
avec Dieu dans l'adoration et la prière. (art. 514)
27. Avec le dialogue cuménique, les contacts interreligieux
semble désormais une voie obligée pour que les
nombreux et douloureux déchirements survenus au cours
des siècles ne se reproduisent plus et que les blessures
qui demeurent soient bientôt guéries. (art. 734)
28. L'humanité est à la recherche de nouveaux
équilibres sociaux. C'est pourquoi il est nécessaire
de retrouver le goût et la volonté de marcher ensemble
pour construire un monde plus solidaire, en dépassant
les intérêts particuliers de groupe, d'ethnie,
de nation. Quelle tâche importante, dans ce domaine, les
religions peuvent-elles accomplir ! Pauvres en moyens humains,
elles sont riches de cette aspiration universelle qui trouve
sa source dans le rapport sincère avec Dieu. Toutes rappellent
aux hommes et aux femmes de ce monde qu'il existe un destin
commun, celui de former l'unique famille de Dieu. (art. 800)
29. Tandis que nous marchions en silence, nous avons réfléchi
au chemin que parcourt la famille humaine : soit dans l'hostilité,
si nous ne savons pas nous accepter les uns les autres avec
amour ; soit comme une route commune vers notre haute destinée,
si nous comprenons que les autres sont nos frères et
nos surs. Le fait que, de diverses régions du monde,
nous soyons venus à Assise est en soi un signe de ce
chemin commun que l'humanité est appelée à
parcourir. Ou bien nous apprenons à marcher ensemble
dans la paix et l'harmonie, ou bien nous partons à la
dérive pour notre ruine et celle des autres. Nous espérons
que ce pèlerinage à Assise nous réappris
à prendre conscience de l'origine commune et de la destinée
commune de l'humanité. Puissions-nous y voir une préfiguration
de ce que Dieu voudrait que soit les cours de l'historie de
l'humanité ; une route fraternelle sur laquelle nous
nous accompagnons les uns les autres vers la fin transcendante
qu'il établit pour nous. (art. 546)
30. Sur cette terre nous sommes tous pèlerins vers l'Absolu,
l'Eternel qui seul peut sauver et satisfaire le cur de
la personne humaine. Cherchons ensemble sa volonté pour
le bien de toute l'humanité. (art. 342)