Nouvelles du 24-06- 2008 En français

Media Statement by Cardinal Wilfrid Napier OFM, Spokesperson of the
Southern African Catholic Bishops Conference (SACBC).

Media Release 24 June 2008

Southern African Catholic Bishops extremely concerned at the situation in Zimbabwe.

The people of Zimbabwe have the right to choose their President in an
election that is contested freely and fairly. The Southern African
Catholic Bishops' Conference (SACBC) passionately supports this
legitimate aspiration of the Zimbabwean people.

Sadly, the politically motivated violence, intimidation and torture
have made a just and fair run-off presidential election virtually
impossible. The electoral playing field is not level. Opposition
candidates cannot present their views to the electorate, nor do they
have equitable access to the media. Monitoring systems are not in
place.

The violence has intensified in the last few weeks to the extent that
the Movement for Democratic Change has made the difficult decision not
to participate in what has degenerated into a sham. The choice by the
MDC to try to protect the lives of supporters and others who have been
targeted is understandable. The alternative would have been an
undeclared civil war.

A consensus model of government that involves all Zimbabweans must be
sought. The International Community must co-operate with the Southern
African Development Community to bring about a just settlement. A
'winner-takes-all' solution that rewards the ruling party for its
atrocities and criminal mismanagement will only entrench the
sufferings of the most vulnerable.

We, together with other organisations, warn that the atrocities and
barbarism of Zanu-PF are being documented. Mr Mugabe's actions and
those of his Generals, their wives, his thug supporters and the
so-called 'war veterans' are offensive in the eyes of God. Judgement
awaits.

Everyone needs to keep asking the question as to who is benefiting
from the current crisis in Zimbabwe.

We, the Catholic Bishops of Southern Africa, believe that the actions
of the incumbent ruling elite deserve rigorous censure. They are
blight on every African.

We call on the member States of the African Union to register their
commitment to democracy in Zimbabwe by rejecting the legal fiction
that this election has become and by not recognising Robert Mugabe and
his party as the legitimate government.

We are deeply concerned at this situation and warn that unless there
is a unified effort from the International Community with the
leadership of Southern African Countries, the hopeless situation of
violence, famine and uncertainty will result in a vast humanitarian
crisis that will engulf the whole Southern African region.

Cardinal Wilfrid Napier OFM.
Archbishop of Durban.
Spokesperson of the Southern African Catholic Bishops' Conference.

* * *

de l'Agence Misna

ZIMBABWE
25/6/2008 17.51
ÉLECTIONS (2) : LA DÉCLARATION DES ÉVÊQUES DE L’AFRIQUE AUSTRALE

“Le peuple du Zimbabwe a le droit de choisir son président à travers des élections libres et correctes. La Conférence épiscopale d’Afrique australe (Sacbc) soutien avec passion cette aspiration légitime de la population”.

Il s’agit d’une note appelée “Situation au Zimbabwe”, diffusée aujourd’hui par l’Archevêque de Durban (Afrique du Sud), le cardinal Wilfrid Napier, porte-parole de la Sacbc, la conférence qui réuni les évêques catholiques des Pays de l’Afrique australe et qui manifeste “sa préoccupation pour la situation au Zimbabwe”. “Malheureusement – on lit sur le document, reçu en version intégrale par la MISNA – les violences politiques, les intimidations et les tortures ont rendu virtuellement impossible un ballotage de présidentielles autrement juste et libre”.

Le porte-parole de la Sacbc affirme ensuite que la campagne électorale pour le deuxième tour n’a pas été équitable, du moment où “les candidats de l’opposition n’ont pas eu la possibilité de présenter leur point de vue aux électeurs, ni d’avoir accès aux moyens d’information. Les systèmes de contrôle n’ont pas été mis en place et la violence s’est renforcée au cours de ces dernières semaines, au point que le Mouvement pour le changement démocratique (Mdc, à l’opposition) a pris la décision de ne pas participer à cette honte (…). Autrement il y aurait eu une guerre civile non déclarée”.

C’est là que le document souligne que les parties “doivent chercher un modèle de gouvernement par consensus, en mesure de faire participer tout le Pays” à travers l’aide de la Communauté internationale et de l’organisation régional de l’Afrique du Sud (Sadc). “La solution selon laquelle ‘celui qui gagne a le droit à tout prendre’ – écrivent les évêques – ferait gagner le parti grâce à ses violences et sa mauvaise gestion criminelle, qui ne ferait qu’augmenter les souffrances des plus faibles”.

Ensuite la note de la Sacbc accuse directement le président et le gouvernement du Zimbabwe: “Nous et d’autres organisations, menons des enquêtes sur les atrocités et les violences du Zanu-Pf (le parti du gouvernement, ndr). Les actions de M. Mugabe et de ses généraux, de leurs femmes, de leurs partisans et des ‘vétérans de guerre’ sont une offense à Dieux”.

Les évêques ensuite condamnent fortement les actions de l’élite politique et demandent à l’Union Africaine de “refuser cette fiction légale dans laquelle le processus électoral s’est transformé, dans le moment où Robert Mugabe et son parti n’ont pas été reconnus en tant que légitimes”. “Nous sommes profondément préoccupés – conclue la note des évêques – pour cette situation et nous prévenons que tant que la communauté internationale et le Pays de l’Afrique du Sud ne feront pas des efforts ensemble, la situation de violence, de faim et d’insécurité se transformera en une énorme crise humanitaire qui bloquera l’Afrique australe toute entière”. (MZ/CO)[CO]